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 Avril - [RP] Montbazon- Navailles : Entre garçonnière et pouponnière

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Euzen
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MessageSujet: Avril - [RP] Montbazon- Navailles : Entre garçonnière et pouponnière   Mer 5 Sep - 7:51

RP Fait sur la hall de Limoge



      [27 avril 1460]


    Il était temps de déménager, la vie dans une auberge, c'est bien quand on voyage. Quand, après plusieurs lieux de marche, vous êtes affamés, épuisé et couvert de poussière et que vous retrouvez une table où se restaurer, un lit où s'allonger, un baquet d'eau où se laver. Oui, dans ces moments là, la vie à l'auberge est un luxe. Mais quand il s'agit d'y vivre en permanence, les défauts d'un tel logement apparaît vite. Surtout quand une enfant fait partie de la maisonnée ... C'est se qui avait convaincu le jeune Montbazon à trouver un autre lieu de vie, pour ne plus lui imposer un enfermement forcé. C'est donc sur une location que le Corniaud avait jeter son dévolue. Une location avait l'avantage d'être moins restrictif en cas de départ... Car oui, il avait eu l'idée de partir de nouveau tant sa déception avait été grande. Mais il n'en avait rien fait ... Pour ces soeurs.

    Mais déménager n'était pas toujours une mince à faire. De son départ de chez son père, Euzen n'avait pas amener grand chose, il lui faudra donc tout ramener. Et donc y retourner ... Cette simple pensée mettait le jeune homme de mauvaise humeur. Entre le fait de voir ces soeurs malades et prendre le risque de voir son père ... Bref, cette corvée pourra être fait plus tard. Puis il y avait l'agencement à faire et l'éternelle question ... Qui irait ou ... Dilemme. Contrairement à la demeure de son père, celle-ci ne comportait qu'un étage, les domestiques ne pourraient donc pas être loger au second. Mais la cour arrière donnait sur des dépendance ... Problème réglé. L'étage comporté quatre chambre. La première serait la sienne. La seconde, celle d'Abigail. Les deux autres ... A la convenance des invités.

    Bien.

    Que manquait-il alors ? L’ameublement, même sommaire, était nécessaire. Un petit tour chez un menuisier et d'autre encore sera donc de mise. Un instant, il hésita. Devait-il suivre l'installation d'Augustin, de Lorenzo et de la Salva ? Il n'en avait aucune envie, aussi préféra-t-il déléguer cette tache au premier nommé et, s'occuper, quand à lui, de la recherche d'une cuisinière ... Déjà, il regrettait Mathilde ...

    Dans la foulée des évènements, une missive vint perturber l'installation de toute la maisonnée. Enfin non, la nouvelle ne perturba que l'esprit du Corniaud : Nahysse venait. Nahysse fuyait. Il lui fallait donc se presser. Tout devait être prêt à son arrivé. Ainsi, il connaissait déjà le nom de l'occupante d'une des deux chambres restante... Et il était loin de ce douter que le soir même, il apprendrait le second : Sa future filleul allait passé quelques jours chez lui avec sa nourrice.

    Décidément, la maisonnée ne manquerait pas de vie !




Dernière édition par Euzen le Mer 10 Avr - 11:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Avril - [RP] Montbazon- Navailles : Entre garçonnière et pouponnière   Mer 5 Sep - 7:52



Matin chagrin... Ils avaient séjourné quelques jours à l'auberge depuis ce dernier matin ... Une auberge, c'est bien... mais c'est impersonnel... Alors qu'elle avait réussi à se créer son univers au sein de la maison, avec les soeurs de son père, Ambre et Rose, que les rires fusaient... ils avaient du partir... une dispute, une autre... et des malles faites à la hâte. Tant pis. Les filles n'étaient pas loin et son père lui avait promis qu'elle pourrait les voir autant qu'elle le voudrait.

Mais cette auberge... bah.... elle en avait marre de cette auberge. Aussi, quand son père lui proposa de loger dans une maison en location, elle sauta de joie. Sa langue ne tarissait plus de questions. Pourrait elle décorer un peu ? Aurait elle sa chambre ? une chambre rien qu'à elle ? Elle pourrait inviter Ambre et Rose ? et Guilhem aussi il pourrait venir ? on pourrait mettre des papillons dans la chambre ? Tant de questions qu'aucune, à part les papillons, n'eut de réponse. Petit sourire mutin sur la bouche de la mouflette.

Elle poussa la porte de ce qui serait sa chambre. Peu de meubles, ça serait vite arranger. Papa ne la laisserait pas sans rien, elle le savait. 2 autres chambres non attribuées, surement pour les inviter. Une grande pièce à vivre et des dépendances. De quoi se cacher, ça elle n'en doutait pas... De nouvelles facéties à faire dans cette maison. C'est l'esprit plus serein qu'elle rejoignit son père et prit sa main dans un sourire d'enfant qu'il connaissait bien. Celui de la sécurité...


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MessageSujet: Re: Avril - [RP] Montbazon- Navailles : Entre garçonnière et pouponnière   Mer 5 Sep - 7:54



[Jour du baptême]


Après la cérémonie de baptême, Nahysse avait suivi Euzen et la petite Abigail et partagé la même voiture en direction… D’elle ne savait où. Au moment de monter dans la voiture, son regard avait croisé celui d’Augustin et une fois encore il lui avait adressé un petit sourire en coin. La petite baronne s’interrogeait à chaque fois sur ce que cela pouvait bien signifier. Mais elle ne le connaissait pas assez pour le deviner, même s’il semblait croire qu’elle l’avait parfaitement compris. Par politesse, elle se sentait toujours obligée de lui répondre également par un petit sourire discret.
Elle y réfléchissait tout en observant la ville sous la grisaille.
Un doux soupir s’échappa.


A quand l’été ?

Elle tourna ses azurs vers Euzen et le trouva penché sur la petite qui s’était assoupie sur ses genoux. Un mince sourire étira ses lèvres généreuses. La journée avait été longue pour une enfant de son âge.

Qu’elle est ravissante ainsi ! Si paisible… On dirait un petit ange.

Comme ils arrivaient, la petite bonde laissa Euzen la devancer avec la petite dans les bras. Aurait-elle l’occasion de l’entretenir en privé ?
Durant la cérémonie, l’introspection redoutée avait finalement vu naître une décision. Décision qu’elle comptait bien partager avec son bel ami.
Passant la porte, elle manqua de se prendre les pieds mais se retint de justesse et avança sans que cela ne se remarque. Heureusement car quelle n’aurait pas été sa honte de s’étaler ainsi !
La raison de son trouble soudain ?
Elle venait de voir Euzen, son bel Euzen, remettre, avec milles précautions, la petite princesse à une jeune femme. Une servante de toute évidence. Une servante qu’elle ne connaissait pas. Une jeune femme très ravissante. Trop ravissante.
La jalousie l’effleura et se joua d’elle mais elle l’ignora au prix d’un remarquable effort.
L’avait-elle seulement vu, lui, jaloux ? Non mais en même temps, il ne l’avait jamais vue entourée d’autres hommes que lui.
Ses azurs croisèrent le regard lourd que la jeune femme posa sur elle.
Hum… Elle aussi ne semblait pas apprécier sa présence.
Nahysse soutint son regard sans ciller. Elle n’était pas du genre à jouer les effarouchées.
La partie fut plus ou moins gagnée car la jeune servante dut s’éclipser afin de coucher l’enfant.
Euzen indiqua à Augustin de porter sa malle dans la chambre d’ami puis l’invita à le suivre dans le salon.
La petite baronne s’accrocha alors avec plaisir à son bras et se laissa entrainée.
La pression monta et forma une boule dans son estomac. Elle ne savait par où commencer. Devait-elle lui rapporter ce qu’elle avait appris ? Et comment elle l’avait appris ? Ou tout simplement éviter le sujet et en venir sur sa décision ?
Levant ses azurs vers lui tandis qu’elle acceptait le verre qu’il lui tendait, elle chercha à le sonder.


Merci… Vous voilà baptisé… Dites-moi, à présent, vous sentez-vous touché par la grasce de Dieu ?

Connaissant ses affinités avec la religion, il s’agissait juste d’une boutade. Et la petite blonde fit un énorme effort pour ne pas pouffer de rire mais son large sourire la dénonça certainement. Elle aurait aimé avoir le talent de le rendre fou, au moins autant qu’il la rendait folle de désir.



Dernière édition par Euzen le Mar 11 Sep - 20:35, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Avril - [RP] Montbazon- Navailles : Entre garçonnière et pouponnière   Mar 11 Sep - 20:30



      « Il ne faut jamais se réjouir de sa journée avant d’avoir mis son bonnet de nuit. »
        D’August Strindberg


    Grand bien lui fasse, il n’en portait pas de bonnet ! Mais, assis dans le fiacre qui le ramenait chez lui, le jeune Montbazon pouvait déjà dire que celle-ci, à défaut de pouvoir être déjà qualifié de bonne, n’était déjà pas mauvaise. En soit c’est une bonne chose non ? Sachant qu’elle contenait un baptême : Son baptême ! Puis, les quelques heures qui l’avaient faites se dérouler lui avait fait perdre deux préjudices : Le premier est que les hommes et femmes de Dieu étaient aussi capable d’humour, et de deux … que Dieu avait beaucoup de chance d’avoir autant de femme si elles étaient toutes aussi charmantes que celle qui avait officié le matin même. Oui, il n’y avait pas à dire, le Très-Haut était un sacré veinard quand même. Mais l’évènement clef de ce jour restait tout de même la découverte des jumeaux ... Un instant, une vague de colère le pris : de quel droit son tout nouveau parrain et son père avaient-ils pu lui cacher cela ? Merdre* ! Une frère et une soeur, ce n'est pas rien ! Mais très vite, ce pique de ressentiment diminuer, le laissant face à ces incertitudes. Quel comportement devrait-il avoir devant eux ?

    Tout à son rapport mental de la journée, le Corniaud était resté silencieux, laissant sa prunelle s’assoupir contre lui. Sentant son petit corps se relâcher et se faire plus lourd, il avait instinctivement resserré l’étreinte de ces bras autour d’elle, posant la joue sur le haut du crane blond de l’enfant. Au moins une qui dormirait d’une traite cette nuit. Et c’est finalement la douce voix de sa muse qui le sortie de ses songes. Tournant l’œil vers elle, il esquissa un sourire à la pensée qui lui vint : Autre points positif de cette journée, elle était venue. Certes, sa distance et ses silences n’avaient pas quitter l’esprit du Navailles mais il appréciait cette accalmie dans la première intempérie qu’ils connaissaient tout deux et ne souhaita pas, pour l’instant, en savoir plus. Plus tard, quand ils seraient chez lui, seuls, alors là, il tacherait d’en savoir plus. Peut-être …


    - Un ange ? Oui s’en ait un. Un ange malicieux mais un ange quand même …

    Pas partial sur la question le blond ? Possible mais qu’importe, il n’oubliait pas se que la simple présence de cet enfant représentait pour lui. Jamais, au grand jamais, il n’en serait ou il en était si celle qu’il avait appelée Mouflette jadis et désignait comme sa fille à présent, n’était pas arrivé dans son univers une nuit pluvieuse d’automne. Mais le trajet de la Cathédrale à la maison n’était pas long. Il aurait parfaitement été possible de le faire à pied mais il s’y était refuser avec une mini blonde tombant de sommeil et une plus âgée, qui bien qu’elle n’en disait rien, ne devait pas être mieux. Sans attendre, il descendit, s’assurant du coin de l’œil qu’Augustin aide la jeune baronne à en faire autant. Quelques pas, une porte et ils furent à l’intérieur. Comme il le lui avait ordonné, il trouva la farouche en train de patienter en bas de l’escalier. Bien, elle semblait avoir accepté le rôle qui serait le siens pendant quelques jours, c’est une bonne chose. C’est qu’il ne se sentait pas de batailler avec elle pour obtenir ce qu’il désirait. Et ce que le borgne n’avouerait pas, c’est qu’il ne supportait pas l’idée que sa jolie muse puisse assister à un quelconque manque d’autorité de sa part. Si la sauvage lui faisait l’affront d’une telle honte, elle le payera cher ! Mais loin de laisser deviner le font de sa pensée, il lui confia sa prunelle délicatement, donnait ces instructions dans un murmure que cette passation rendait audible par la rousse.

    - Retire lui le plus de vêtement possible sans la réveiller. Priorité, bien sûr, à ces chaussures et sa cape. Si enlever la robe est trop risqué, délasse lui simplement les lacets qu’elle puisse respirer tranquillement et retire une couverture à son lit qu’elle n’ait pas trop chaud. Essais également de lui dénouer ces rubans de ces cheveux qu’elle n’ait pas trop de nœud demain au réveil … je crains le brossage sinon.

    Retenant la jeune femme part le bras alors qu’elle s’apprêtait à gravir les escaliers avec son fardeau, il reprit sur le même ton.

    - Une fois que tu auras terminé, redescends que je te présente à celle au service duquel tu seras les prochains jours …

    Enfin, il la lâcha et se détourna aussitôt de l’escalier. Non pas que la créature qui le grimper le laissait de marbre … Bien au contraire, il préféra ne pas s’y attarder. Elle, plus l’officiante, plus la présence de la jeune Plantagenet à quelques pas de lui … Et il en serait bientôt finit de sa résistance. A la place, il tendit le bras à cette dernière, posant la main sur la sienne alors qu’il la conduisait dans la pièce de vie. On contact lui fut l’effet d’un bref électrochoc qui attisa ces sens et il eut bien du mal à la lâcher quand il fallut le faire pour qu’elle s’installa dans le siège qu’il lui présentait. Un verre pour calmer tout cela ? Oh oui, plus que jamais. Deux minutes à peine plus tard et ils tenaient tous deux, un verre d’Armagnac dans les mains. Alors seulement, il se permit de la détailler brièvement et discrètement. Elle ne changeait pas et l’effet qu’elle produisait sur lui non plus. Cela cesserait-il s’il cédait ? S’il lui dérobait ce qu’il désirait temps ? Elle n’avait pas semblait contre le fait de le lui offrir quelques semaines plutôt dans les écuries d’une certaine seigneurie. Mais en aurait-il bien été ainsi s’ils avaient été jusqu’au bout ? Cette question ne le quittait jamais vraiment, restant comme un écho dans un coin de son esprit. Echos qui prenait une nette ampleur depuis l’arrivée de la jeune femme.

    Mais la petite boutade qu’elle lui asséna le détendit un peu. Avait-il rêvé cette distance dont il croyait qu’elle avait fait preuve au début de la cérémonie ? Surement et il en était heureux.


    - Si la grâce divine est semblable au bain que j’ai pris tout à l’heure ... je dois reconnaitre qu’elle est très refroidissante.

    Leger sourire. Oui, la vengeance de l’officiante pour l’état alcoolisé et somnambulique de son baptisé avait été un dégrisement parfait. Déjà, le premier bain imposé par Augustin avait eu un certain effet mais le second … doublé de la vue qu’il avait offert au jeune homme … avait été nettement plus efficace. Devait-il continuer sur ce ton détacher en évitant les sujets qui fâche pour passer simplement une bonne soirée et aller se coucher la tête pleine de question ou oserait-il jeter le pavé dans la marre dès à présent ? Ni l’un ni l’autre, oublions le pavé, jetons simplement des petits cailloux, l’onde de propagation sur l’eau disparait plus facilement si finalement, le sujet devenait trop épineux. S’approchant de nouveau de la jeune baronne, prêt, très prêt, il ne fit pas un geste pour la toucher mais ne la quitta pas de l’œil, cherchant à scruter la moindre petite cachoterie qu’elle pourrait lui faire. Possessif lui ? Oh si peu !

    - Mais vous Nahysse, comment vous portez-vous avec … tout cela ?

    Pas trop direct la question, elle pouvait encore la détourner ou rester vague si elle ne désirait pas y répondre, pourtant, il se surprit à prier pour qu’elle le fasse. Mais pour dire quoi ? Qu’espérait-il entendre ? Qu’elle ne voulait pas se marier, qu’elle n’avait pas le désir de s’unir à … un autre ? Possible …

    [hrp]* Merdre = Mot d'invention de substitution à un autre plus vulgaire et bien célébre utilisé dans Ubu Roi d'Alfred Jarry.[/hrp]

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MessageSujet: Re: Avril - [RP] Montbazon- Navailles : Entre garçonnière et pouponnière   Mar 11 Sep - 20:37



    « Il est des moments où il faut choisir entre vivre sa propre vie pleinement, entièrement, complètement, ou traîner l'existence dégradante, creuse et fausse que le monde, dans son hypocrisie, nous impose. »
      Oscar Wilde


C’était un de ces moments que vivait Nahysse. Du moins, c’est ce qu’elle pensait tandis que le bel Euzen prenait place à côté d’elle. Il était si proche qu’ils se frôlaient au moindre mouvement. Tous ses poils se hérissèrent. Les battements de son cœur s’accélérèrent et elle crut étouffer. Elle sentait l’odeur légèrement fumée de l’Armagnac qu’imprégnait son souffle. Et ses azurs s’accrochèrent à ses lèvres sensuelles. Elle se força néanmoins à les lever et plongea son regard dans le sien. Il semblait encore tendu comme attendant d’elle une réponse, quelque chose de plus qu’une réponse ordinaire à cette question ordinaire qui en cachait une autre en fait. Oui, compliqué tout ça. La petite baronne n’avait jamais été très douée pour jouer de subtilité aussi n’était-elle pas certaine de bien interpréter sa demande. Que souhaitait-il réellement savoir ? Elle s’était sentie perdue, pressée, angoissée. A présent, elle savait où elle allait et comment elle irait. Mais comment le lui expliquer ? Elle retint son souffle un instant et pencha légèrement la tête sur le côté. Elle n’avait aucune idée de la réponse à lui fournir. Les mots ne souhaitaient pas venir.
Finalement, la petite blonde prit une gorgée afin de se donner un peu plus de temps. Le sang lui battait les tempes, l’empêchant de réfléchir correctement. En fait, tout son corps ne pensait qu’à une chose tandis que sa tête, elle, tentait de fournir une réponse, une pensée intelligible. Finalement, elle ne put qu’esquisser un haussement d’épaule détournant son regard pour le poser sur le fond de son verre qu’elle finit d’une traite avant de se lever et de le poser.
La petite baronne se plaça debout devant Euzen, une lueur de malice dans les prunelles.


Nous y reviendrons plus tard, aujourd’hui c’est votre jour de baptême, c’est de vous dont il faut se soucier. D’ailleurs… Laissez-moi vous offrir votre cadeau.

ça y est ! Le moment était venu. Elle avait réussi à déjouer la case bancale de sa vie future pour sauter directement à celle de la récréation présente. Du moins celle qu’elle comptait bien s’accorder dans le même esprit quand on offre un dernier bon repas à un condamné qui sera exécuté le lendemain à l’aube. Le parallèle était quelque peu lugubre voir « mortifiant » mais dans la pratique tellement plus plaisant ! Tout son corps tremblait à cette idée et le rythme des battements de son cœur redoubla encore si bien qu’elle se crut au bord de la crise cardiaque. Mais on ne mourrait pas de désir et encore moins de plaisir. Aussi se raisonna-t-elle et plongea une main légèrement tremblante dans l’une de ses cachettes qu’en tant que petite nobliote roublarde elle affectionnait particulièrement surtout quand il s’agissait d’extorquer un peu d’écus à sa mère ou son incorruptible intendant. Ses doigts fins se refermèrent sur le « précieux » et l’extirpèrent de la petite poche dissimulée dans les plis de ses jupes. Elle le lui présenta sans le lui donner, ne desserrant pas sa prise dessus. Hors de question qu’il le lui prenne des mains et le message était clair. Elle l’agita un peu dans le creux de sa petite main, s’assurant que son regard s’était bien accroché à l’écrin d’un velours bleu-nuit. Satisfaite de l’effet de surprise qu’elle pouvait lire dans son œil, l’intrigante laissa un sourire étirer ses lèvres gourmandes. Les doigts fins finirent par relâcher la petite bourse qui chuta dans les profondeurs… de son décolleté !

Hummmm non ! A vous de le récupérer.

Ses mains se posèrent sur ses hanches en un signe clair de défi. Encore une fois, elle n’avait put se résoudre à faire simplement les choses comme lui dire qu’elle s’offrait à lui, que c’était lui qu’elle désirait pour sa première fois, celle que l’on n’oublie jamais. Non. C’était une habitude. Tout devait être un jeu, distrayant de préférence.

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MessageSujet: Re: Avril - [RP] Montbazon- Navailles : Entre garçonnière et pouponnière   Mar 11 Sep - 20:38



        « Ceux qui contrôlent leur désir, c'est que leur désir est assez faible pour être contrôlé ; et la raison qui contrôle prend la place du désir et commande à l'insoumis. »
          de William Blake


    Mais à quoi jouait-elle ?

    Surpris, le Montbazon l’avait doublement été. D’une part, il n’avait pas songé qu’elle puisse avoir un présent pour lui et de l’autre, il ne s’était certainement pas attendu à ce qu’elle lui offre … de cette manière. Incrédule, il l’observa. Se rendait-elle bien compte de ce qu’elle faisait ? A première vu oui … La moue gourmande qu’elle affichait ne laissait guère de place au doute. Mais comment l’innocente pouvait-elle se douter un instant de tous les enjeux de son geste ? De toutes les conséquences ? Taraudé entre son désir et sa conscience, le Corniaud resta là, un long moment à la détailler.


    - Nahysse, je doute que …

    Et il se tue, ne terminant pas sa phrase. Le léger froncement de sourcil et l’expression déterminé qu’il vit sur le visage de sa compagne firent leur effet. Et puis, lui-même n’avait pas envie de pousser cette objection pour loin. En la débutant, il s’était juste donné bonne conscience. Car bien sûr, il mourrait d’envie d’obéir à l’injonction de la jeune baronne mais … mais … mais quoi alors ? Craignait-il de ne pas réussir à se contrôler cette fois ? Ce point était quasiment certain. Et ou serait le mal si s’était le cas ? Bien sûr, sa jolie muse perdrait son innocence mais perdrait-elle vraiment, du même coup, son honneur ? Non. Pas si personne autre qu’eux ne le savait. Et personne ne le saurait … Dans quelques mois, dans quelques semaines peut-être, elle serait à un autre. Alors se soir, qu’advienne que pourra … Elle serait à lui !

    L’air serein qui l’envahit soudain lui fit le plus grand bien. Des jours, des semaines qu’il bataillait avec lui-même, et la dernière bataille enfin étaient terminée, la guerre avait été gagnée par ces sens, au placard donc la conscience. Son combat intérieur enfin réglé, le Montbazon se permit un léger sourire, un brin prédateur, carnassier. Mais ne vous y fier pas, celui qui en avait l’apparence, n’était pas forcement le chat. Finissant son verre d’un trait, il le posa sur le petit guéridon à sa droite, sans quitter sa proie des yeux un instant. Un pas vers elle et il la frôlait. Baissant le regard, il observa l’endroit dans lequel le précieux écrin s’était dissimulé. Il aurait pu tendre les doigts et le récupérer, simplement. Mais il n’en fit rien. La vue mit ces sens en ébullitions et il n’en fallut pas plus que les rennes du jeu se trouve dans ces mains.

    Lentement, il pencha le visage vers elle, donnant volontairement l’impression que, sous peu, leurs lèvres se joindrait l’une à l’autre. Mais, au lieu de cela, celle du Navailles rencontrèrent la peau nacré de sa compagne. Un baisé oui. Doux. Tendre. Chaste. Si peu de convenance avec la situation actuelle. Mais, l’envie de joué était là et, pour lui, aucun n’était plus attisant que celui de la frustré un peu. Il désirait la voir froncé du nez, s’impatienter … En deux mots, le désirer comme il la désirait à cet instant même. Et, profitant de l’immobilité de la jeune fille, le Corniaud se glissa dans son dos. Le vêtement qu’elle portait la seyait parfaitement bien et, au plus grand plaisir du jeune homme, dévoilait non seulement son cou gracile, la naissance de sa poitrine mais également, le galbe fin de ces épaules. Enlaçant ces deux bras autour de la taille fine de sa jolie muse, l’envie lui prit d’embrasser la peau douce de celle qu’il tenait fermement contre lui, dos contre torse. Remontant sa douce torture le long de son cou, il profita de la proximité de son oreille pour, la voix devenu rauque, murmurer dans un souffle quelques mots.


    - Êtes-vous bien sûr de vous baronne … ? Totalement sûr de vous … ?

    Ainsi, il lui donnait une dernière chance … une toute dernière chance de mettre un frein à ce qui allait suivre …


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MessageSujet: Re: Avril - [RP] Montbazon- Navailles : Entre garçonnière et pouponnière   Mar 11 Sep - 20:51



    « Il y a deux tragédies dans la vie : l'une est de ne pas satisfaire son désir et l'autre de le satisfaire. »
      Oscar Wilde


Le bas de son ventre se contracta fort et d’une manière douloureusement agréable. Sans s’en apercevoir, ses paupières s’étaient closes et ses lèvres entrouvertes. Ce murmure à peine audible la fit frissonner et la chaire de poule piqua sa peau laiteuse.
Ses azurs émergèrent entre l’ourlet de ses longs cils pour se lever vers lui. Dans son regard, ne se lisait aucun doute seulement les craintes d’une jeune pucelle.


Soyez ma première fois…

Les mots s’étranglèrent dans sa gorge et elle ne put en dire plus. Depuis leur première rencontre, c’était elle qui le poursuivait de ses assiduités. Comment aujourd’hui pouvait-il encore la torturer de la sorte ? Et pourquoi se laissait-elle faire ainsi ?

Sans décrocher son regard du sien, ses petites mains vinrent se placer sur les siennes qu’elles détachèrent de ses hanches afin de les inviter, en une douce caresse, à venir déloger le « précieux » de sa cachette. Elle laissa tomber sa tête sur son épaule et se laissa aller de tout son poids contre lui. Il ne pourrait ainsi plus se dérober sans risquer de la faire chuter les quatre fers en l’air.

Quels autres mots ? Quels autres gestes pouvait-on avoir pour obtenir d’un homme ce que tout son corps souhaitait ?

Elle se sentait si gauche. Il allait se moquer d’elle, c’était certain. Lui avait l’expérience et elle non. Et toutes les partenaires qu’il avait dût avoir jusque là étaient expérimentées. Du moins, c’est ce qu’elle s’imaginait. Et s’il s’ennuyait avec elle ? Ce ne serait que pour une nuit… Juste une. Elle ne lui en demandait pas plus… L’angoisse lui serra la gorge et elle se sentit encore plus idiote.

Lui serait déçu mais pas elle.

A cette pensée, elle manqua de pouffer de rire.

Oui, elle était vraiment idiote de s’angoisser pour ça.


[/quote]
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MessageSujet: Re: Avril - [RP] Montbazon- Navailles : Entre garçonnière et pouponnière   Mar 11 Sep - 20:53



        « La virginité est le plus riche trésor des filles, mais il est bien malaisé de garder longtemps un trésor dont tous les hommes possèdent la clé. »
          De Maréchal de Bassompierre


    - Soyez ma première fois …

    Quatre mots. Quatre simples mots mais si lourd de sens qui arrachèrent un long frisson au Montbazon. Comment résister ? Comment pouvait-on se défendre qu’on contre une telle demande ? Non, ce n’était pas une demande, s’était une injonction et il se retrouvait bien incapable d’y désobéir. Le désirait-il au moins ? Non, bien-sûr que non.

    En revanche, il la désirait elle … Ardemment. Il devait pourtant se freiner, freiner ces ardeurs, pour ne pas l’effrayer. Et l’heure n’était plus aux paroles mais aux actes. L’un et l’autre savaient parfaitement ce qui allait advenir et tous deux l’avaient accepté. Alors, à présent, pour ne pas affoler son innocente, et pourtant si téméraire, compagne, le Corniaud entreprit de déposer de doux baiser sur la peau dévoilé de la jeune fille. Léger. Aérien. Délicat. Se désintéressant du cadeau disparu au profit d’un autre beaucoup plus précieux et éphémère, l’attention du Navailles se porta entièrement sur la jeune baronne, tentant de deviner ses réactions, de décrypter les effets que lui procuraient ces intérêts. Sans brusquerie, ces doigts trouvèrent les lacets de son corsage et, avec une lenteur mesurées qui avait pour aussi bien pour but de la rassurer que de la frustrer, entrepris de défaire les liens, desserrant petit à petit ces entraves, jusqu’à que la gaine, suffisamment élargie, glisse et tombe une fois les liens totalement retiré.

    Sa pudeur était toujours préservée, la chemise et le surcot tenaient. Mais ces formes, enfin libérées de toutes entraves, s’épanouissaient, attisant un peu plus l’avidité du Corniaud. L’œil s’étaient fait noir et le souffle court. Pas à pas, il quitta son dos pour revenir lui faire face. Du bout des doigts, il effleura le galbe de ces épaules, caressant ces bras, ces poignets, ces mains. Relevant ces dernières, il en embrassa les paumes sans lâcher les pupilles de la jeune fille du regard.

    Il la désirait … Aristote qu’il la désirait !

    S’il cela n’avait tenu qu’à lui, s’il ne s’était trouvé qu’en présence d’une catin décoté dans un vulgaire tripot, il n’aurait pas été aussi délicat et se serait contenté de la déposer où il pouvait et de la prendre là, assouvissant son seul désir. Mais sa muse n’était pas une putain et il s’obligea à la patience. Alors il s’approcha d’elle, un peu plus, et l’enlaça. Il voulait la sentir là, tout contre lui, sentir les courbes, humer l’odeur de sa chevelure. Et enfin, il l'embrassa. A l'inverse de ces gestes, ce baiser n'avait rien de délicat, il était impétueux, fiévreux de lui faire ressentir tout se qu'elle provoquer en lui.

    Volupté des sens ... Abandon de la chaire ... Patience, patience, bientôt, elle serait à lui …


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MessageSujet: Re: Avril - [RP] Montbazon- Navailles : Entre garçonnière et pouponnière   Mar 11 Sep - 20:58



    « Il vaut mieux se perdre dans sa passion que perdre sa passion. »
    de Denis Robert

La première fois n’est pas chose anodine, pour personne. Parce que c’est la première fois, parce qu’elle est unique. Il y en aura d’autres ensuite, plus légères, plus prévisibles mais surtout la première fois est inoubliable parce que rien ne la précède. C’est là que réside toute sa particularité, son charme inexplicable. C’est l’instant où le désir se fait violent et où plus rien d’autre que la passion n’existe. L’univers tout entier se réduit à la caresse des lèvres et au goût que la peau de l’autre laisse sur la langue. Instant de volupté où l’être n’est plus que sens et l’âme passion dévorante. Les corps s’échauffent, les souffles se mêlent et deviennent rauques. Les doigts glissent et les mains explorent en tâtonnant le corps de l’autre qui dès lors frissonne et s’abandonne à la promesse de l’exquise douceur.

Qu’Aristote lui pardonne mais en cet instant, Nahysse n’existait plus. Elle n’était plus que Venus, déesse de l’amour et du désir charnel, celle que chaque femme recèle et offre à son amant.

Ses lèvres s’entrouvrirent pour l’accueillir avec la même fièvre, la même volonté. Alors abandonnant toute retenue, ses mains audacieuses se glissèrent sous sa chemise. Seul persistait le besoin de s’unir à lui à n’en plus savoir dissocier l’un de l’autre. N’être plus qu’un, une volonté, un souffle, un cri…

Son corps se serrait contre le sien pour en aspirer les moindres formes. Sa peau brûlait de sentir la sienne. Et c’est presque brutalement qu’elle le défit de sa chemise d’un geste impérieux qui ne souffrait aucune contestation.

Les mots n’avaient plus besoin d’être. Leurs regards se parlaient, se dévoraient sans retenue, plus aucune, de ce désir trop longtemps contenu.


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Avril - [RP] Montbazon- Navailles : Entre garçonnière et pouponnière
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