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 Aout - [RP] Quand la réalité vous frappe ...

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Euzen
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MessageSujet: Aout - [RP] Quand la réalité vous frappe ...   Sam 30 Juin - 21:56

Rp situé sur le Forum Somewhere dans Appartements de Catherine Elisabeth

Euzen a écrit:



[Au lendemain de cette épuisante soirée...]

Ou était-il? L'esprit agar et embrumé... La tête lourde... Le jeune homme était incapable d'avoir une pensée cohérente. Prudent, il tenta d'ouvrir un œil qu'il referma bien vite... Enfin cohérente de lui même...

AAHHH! Mais quel est l'imbécile qui avez ouvert ces satanés rideaux? Il était suicidaire où quoi? J'vais m'le faire! j'vais m'le faire!

Rhoo! Mais toi, tais-toi! Penses pas si fort! Tu vois pas que ça résonne déjà assez ici?


Les mains sur les oreilles, le blondinet tentait inutilement de faire taire ces plaintes beaucoup trop bruyante à son gout et de diminuer l'étau qui lui enserré le crane. Entendant du bruit à travers la cloison, il se retient de peu de hurler au malotru d'arrêter sur le champs ou il tâterait de sa botte ! Mais, il reconnu la voie de la mouflette et se calma instantanément.

Mais bon Dieu qu'avait-il? Il n'avait pourtant pas bu autant hier, si?


C'était pourtant bien une gueule de bois monumental qu'il avait à l'instant. Les yeux toujours fermés, il écoutait la gamine jouer à coté. Et soudain, la soirée d'hier défila derrière ses paupières...

Cath... Sa proposition... La Balo... Son refus... La déception... La rancune... La fuite... L'insistance de Cath... Abi... Son père... Ses tentatives... Le rejet qu'il lui avait imposé... Sa peine... Leur peine... La colère... L'incompréhension... Nouvelle fuite... Cath encore... Leur discution... Leurs mots ! Ses mots !

L'esprit embrouillé du blondinet s'éclaira soudainement et un haut de cœur le prit. Se penchant au bord du lit, il rendit trip et boyaux, ou du moins le peut qu'ils contenaient... De la bile. Sa propre attitude l'écœurait! Il connaissait la situation de la jeune fille, la perte qu'il subissait et il avait quand même réussit à avoir une attitude détestable avec elle...

"Triple Andouille! Pauvre C**! Sale Enfoi** ! Mais qui à osait chi** une Merd* comme toi sans la récouvrir, hein?"


Allongé sur son lit, il se sentait mal. De rage, il frappa les couverture du poing. Comment avait-il osait? Cath avait toujours été un ange avec lui! Sans même le connaitre, par simple amitié pour le Bali, elle avait payé sa caution. Elle l'avait accueillis dans son domaine comme elle aurait accueillis le simple des amis. Elle s'était occupé et pré-occupé de la mouflette hier. Acceptant qu'elle aussi vienne au domaine. Allant jusqu'à lui faire un cadeau et lui promettre des appartements. Rien ne l'y obligeait pourtant. Lui n'était qu'un simple bâtard, tout juste bon à tenir debout et la gamine était une petite des rues, alors que Cath, elle, elle faisait partie des grands. Non rien ne l'y obligeait si se n'est son bon cœur...

"Tu es pitoyable! Indigne et pitoyable!"


Comment pouvait-il espérer la moindre fierté de son père? Il n'en serait jamais digne... Se levant difficilement. Le corps courbaturé et la tête lourde, il réprima une nouvelle envie de vomir. Quelle heure était-il? S'approchant d'un bac d'eau froide, il s'aspergea le visage, essayant de s'éclairer les idées. Que faire? Il ne pouvait plus prétendre à sa place d'écuyer auprès de la nobliaute... Il n'arriverait déjà pas à la regarder dans les yeux... Quitter le domaine? Partir une nouvelle fois? Non, il ne pouvait pas faire cela à Abigail alors qu'elle trouvait enfin un chez elle avec tout se qu'elle méritait. Peut-être pourrait-il leur laisser..? Et rompre la promesse de ne jamais l'abandonner? Non! Il était déjà au sol, inutile de commencer à creuser sa tombe. Et puis, les mots de son père lui revirent... Les mots de se père qui avait tenté de l'approcher et qu'il avait rejeter sans ménagement...

"Il faut que tu te face une raison Euzen, l'imbécile dans l'histoire c'est toi!"

Il se changea rapidement, jetant les vêtements de la vieille dans lesquels il avait dormit, dans un coin de la pièce. Malgré son attitude, le blondinet avait été touché plus qu'il ne l'aurait voulu par les mots de son paternel. Le Balo s'excusait, le Bali parlait... En soit, rien que cela était un exploits. Mais le gamin avait peur! Peur de quoi? De tout! De tout se qui de prêt ou de loin touché à son père. Peur de le perdre comme c'était déjà arrivé par deux fois mais peur de le perdre définitivement cette fois. L'idée de ne pas être son fils était peut-être absurde, mais il l'avait à l'esprit depuis si longtemps qu'il était incapable de sans défaire... C'est qu'il l'aimait se père. Le seul qu'il n'ai jamais eut. Il l'aimait et l'admirait. Combien de fois, enfant, n'avait pas rêver de lui ressembler? Il avait été jusqu'à vouloir copier ces attitudes, ces mimiques, ces manies... Si au moins il avait hérité de lui de quelques traits de visage... La forme de la mâchoire, l'expression des yeux, l'aspect du nez ou simplement la couleur de cheveux.. Peut-être aurait-il se rassurer. Mais rien dans se qu'il observait dans un miroir ne le relier à son père. Rien!

Le tein blafard, il attrapa sa besace et sortie de la pièce. Mais sa première préoccupation devait être Catherine. Les divergences avec Balian étaient vieille et pourraient attendre quelques heures ou quelques jours de plus. Avant il devait trouver un moyen de s'excuser auprès de la maîtresse des lieux. Il hésita à frapper à la porte de la chambre de la mouflette. Elle le distrayait, lui changer les idées. C'est en très grande partie grâce à elle qu'il était resté droit durant ces longs mois sur les routes. Limitant ces délit à quelques chapardages dans des vergers inconnus. C'est que l'idée de retrouver la bande de mercenaire de sa mère lui avait traversé l'esprit... Comme bien d'autre ânerie d'ailleurs... La présence de la gamine était souvent un baume à ces maux. Mais les rires qu'il entendait de l'autre coté du panneau de bois le dissuada de l'emmener. Qu'elle restes ici, elle y était bien mieux. Il serait de retour le soir même.

Longeant les murs, il sortit rapidement du domaine, faisant attention de n'être vu de personne. Il passa la journée à réfléchir. Qu'aimait Cath? Comment pouvait-il se faire pardonner son attitude et ses paroles? Des excuses de vive voie aurait certainement était la meilleures des manières mais le blondinet ne s'en sentait pas le courage... Alors il marcha, marcha et marcha encore... La journée passa vite, trop à son gout et aucune idée ne lui était venue quand la nuit commença à poindre... Traversant la place du marcher dans le but de revenir au domaine, il avisa une marchande de fleurs, planté là avec son stand mobile. Le mulet avait du être attaché plus loin dans le but qu'il ne mange pas les marchandise... Du moins c'est se que le jeune homme en déduisit quand il ne vit aucun animal de trait prêt de la marchande. Bouquet ou pas bouquet?

"Passez une journée à réfléchir et ne trouver que ça... Tu n'es vraiment pas doué!"

"Certe, mais c'est tout de même mieux que de revenir les mains vide, non?"
"Soit!"

Bouquet donc! Jetant un regarde à la commerçante, il ne put ignorer sa lourde poitrine qu'elle dévoilait ostensiblement... Il contient une grimace... Beurk vraiment pas son genre! N'y connaissant rien à fleur et composition, il choisit le nombre et la variété au hasard... Oh moins, le stand en proposer une large gamme! Finalement, il paya et s'en retourna au domaine. La nuit était bien avancé quand enfin il pénétra dans l'immense bâtisse et Cath surement dans les bras de Morphée. Mais il ne voulait pas garder le bouquet jusqu'au matin... Il dû même reconnaitre que la situation l'arrangeait, il ne serait pas confronté à elle. Décidant de le déposer devant sa porte, il traversa les couloirs. Il n'était pas difficile pour lui de la trouver, leurs appartements étaient voisins de palier comme ont dit. Pausant le bouquet à mène le sol, il s'agenouilla le temps se sortir un velin et un fusain de sa besace et d'écrire rapidement. C'est qu'il n'avait pas vraiment envie de rester trainer là, qui sait qui pouvait débarqué et se faire des idées. Il désirait simplement d'excusé mais n'importe qui pourrait croire, à le voir là, à sa porte, des fleurs devant lui, une lettre dans la main, qu'il tentait de la séduire. Et là... gare à la peau de ces fesses! Alors il déposa le mot et s'en fut dans sa chambre.

Le bouquet n'avait rien d'harmonieux ou de grandiose. Il n'était même pas entouré d'un quelconque papier ou tissus cachant les tiges et les feuilles, il était simplement tenu par une ficelle. Si vous poser la question au blondinet sur le choix des fleurs, il vous répondra qu'il en a pas la moindre idée... Mais s'il avait su que la pivoine symbolisait la honte, le volubilis l'espoir éteint, les marguerite jaune l'incertitude, la campanule la reconnaissance, et la fougère la sincérité... Son choix se serait peut-être éclairé... Et négligemment, sur le bout de parchemin déposé dessus, on pouvait simplement lire...

Pardon!




Dernière édition par Euzen le Mer 10 Avr - 11:17, édité 1 fois
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Euzen
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MessageSujet: Re: Aout - [RP] Quand la réalité vous frappe ...   Sam 30 Juin - 22:04

Catherine_Elisabeth a écrit:



Après une longue journée, encore la nuit qui pointe son nez. Cela n'a rien d'étonnant, juste une routine qui ne changerait jamais. Une des choses que la peste haïssait au plus haut point. La routine. Mais pour celle ci, elle s'en était faite une raison.
Sauf depuis la terrible nouvelle.
Ce jour qui changea sa vie du tout au tout.

Avant, lorsque le soleil se couchait, la demoiselle entrait dans son autre monde. La journée elle était la parfaite petite princesse qu'elle se devait d'être... Parfaite, oui enfin presque. L'imperfection de la perfection nous dirons...
La nuit, elle se laissait aller. Escapades nocturnes vers divers lieux interdits, visites à des personnes qui savaient la distraire et la faire rire, virées à cheval avec pour seul témoin la lune bleue de Pénélope.

Mais là, elle ne savait plus. Elle était perdue. Le sens de la Vie venait de se perdre, quand le Très Haut avait décidé de lui voler sa mère.

On dit qu'il existe quatre phases, quand quelqu'un perd un proche.

Le refus de la réalité
La tristesse accompagnée de l'incertitude de tout
La haine
L'acceptation

Catherine avait passé la première phase rapidement, et maintenant elle stagnait entre la deuxième et la troisième.
Et cela engendrait les insomnies.
Elle n'arrivait plus à dormir, car lorsqu'elle le faisait, alors elle rêvait de sa mère. Et au réveil, elle devait accepter qu'elle n'était plus là, et c'était trop difficile.
Donc elle ne dormait plus, avec l'aide de quelques drogues achetées à la cour des miracles.

Cette nuit là ne fut pas différentes des autres.
Sauf en ce qui concernait les premières heures.
Elle les avait passé en compagnie de Balian, Euzen et la petite Abi.

Concernant l'enfant, Catherine avait de suite craqué. Elle était adorable, et la petite princesse avait immédiatement accepté qu'elle fasse partie de leur vie. Elle donnerait tout ce qui serait nécessaire pour que la gamine soit heureuse. Ce qui semblait être le cas quand Euzen était dans le coin.

Mais le reste de cette soirée fut toute autre.

Balian et Euzen... Ces deux têtes de mules. Ils s'aimaient mais tous deux ne savaient pas comment se le dire. Trop de rancœur, un passé trop lourd.

Des mots furent jetés, des cris, des gestes.

Catherine avait finit par s'en mêler, car même dans un état lamentable, elle ne savait pas faire abstraction des problèmes de ceux qui lui sont proches.

Quand elle se retrouva seule, elle se mit à réfléchir à la situation.
Elle ne voulait pas que père et fils restent ainsi, brouillé. Mais elle savait que ça finirait par s'arranger. Avec le temps...

Les paroles qu'avaient dit Euzen l'avait blessé, mais elle arrivait à le comprendre. Quand elle réfléchissait, leur parcours n'était pas si différent. Même si tous les opposaient niveau statut social.
Mais ça, elle n'en avait cure.

Elle n'avait pas changé d'avis sur la proposition qu'elle lui avait fait. D'ailleurs la blonde changeait rarement d'avis. Peut être plus bornée que père et fils réunis...


Lorsque le soleil commença à effleurer son visage aux matines, elle quitta le fauteuil où elle se trouvait et fila dans la salle d'eau.
Après avoir traînée une bonne demi heure dans la bassine, elle se laissa préparer par Marie Louise, refusant encore une fois qu'elle lui attache les cheveux, et enfila juste une houppelande blanche, signe de deuil qu'elle n'était pas prête de laisser.

Puis elle se dirigea vers la porte pour quitter ses appartements, dans l'intention d'aller faire quelques pas en forêt.
Mais elle s'arrêta sur le seuil, en voyant le bouquet de fleurs au sol.

La demoiselle se baissa pour le ramasser, un sourire aux lèvres. Sourire triste, mais c'était déjà un début.
Avec sa mère, elle allait souvent à travers champs pour cueillir des fleurs, et leurs bouquets ressemblaient souvent à ça. Désordonnés dans les espèces, libres de tout tissus.

Puis elle vit le mot qui était avec.

"pardon !"

Elle retourna dans sa chambre et demanda à Marie Louise de mettre le bouquet dans un vase, prit juste une fleur blanche qu'elle accrocha dans ses cheveux et ressorti dans le couloir.

Il fallait qu'elle aille lui parler.


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MessageSujet: Re: Aout - [RP] Quand la réalité vous frappe ...   Sam 30 Juin - 22:10

La suite du Rp se situe dans Appartements d'Euzen

Catherine_Elisabeth a écrit:



Catherine n'avait pas loin à aller. Les appartements d'Euzen se trouvait juste en face des siens.
Elle pu entendre dans ceux encore voisin, les rire de la petite Abi.
L'envie d'aller la saluer et jouer avec elle pour oublier un peu la vie triste qu'elle menait la prit, mais ce n'était pas encore le moment.
Elle voulait voir Euzen avant.

Elle appréhendait un peu, ne sachant pas dans quel état elle le trouverait. Mais les fleurs l'avait mit en confiance, et elle savait que sous ses apparences de "mauvais garçon", il avait du cœur.

La demoiselle n'était pas du genre à laisser couler une histoire. La tête dans le sable, c'était vraiment pas son genre. Parfois trop franche et trop directe, elle essayait de se calmer, mais elle ne pouvait pas lutter contre sa propre nature.

Elle respira un grand coup, et frappa à la porte.





Dernière édition par Euzen le Mar 10 Juil - 10:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Aout - [RP] Quand la réalité vous frappe ...   Sam 30 Juin - 22:10

Euzen a écrit:



Affalé sur le lit sur lequel il s'était jeté après être revenue dans sa chambre. Il avait juste prit le temps d'ouvrir la fenêtre pour e blondinet essayait de se vider la tête... Le bouquet ne serait pas assez, il le savait, mais il n'était que le début. Plus qu'à trouver la suite... Ce n'était pas gagné... Pourtant là, il n'avait pas le courage d'y pensé et cherchait à occuper son esprit en écoutant les piaillement de la mouflette à côté. Il aurait dû se lever, sortir de sa chambre, aller dans la sienne et lui dire d'aller de coucher. Il aurait dû prendre le temps de lui donner un bain chaud, de l'habiller et de tenter une nouvelle fois de la coiffer... Peine perdu, pour cela, il faudra qu'il demande l'aide et les conseils de Cali... Ou Cath? Il savait que cette dernière voulait que sa gouvernante, zut c'était quoi son nom déjà? 'Fin qu'importe, que sa gouvernante s'occupe de la gamine également... Mais instinctivement, Euzen s'y opposé... Pas qu'il doute de compétence de la donzelle qui était certainement meilleure que les siennes mais il ne voulait pas confié l'enfant à d'autre bon soin que les siens. Égoïste? peut-être un peu oui!

Alors il resta allonger à l'écouter et il n'en fit rien...

Et puis, il savait que s'il le faisait, il la retrouverait assise au milieu d'un tas de jouet divers et varié, à se construire un monde comme seul les enfants en étaient capable. Et il ne voulait pas la retirer de se monde dès maintenant, pas tout de suite, pas encore... Elle aurait tout le temps de rattraper sa nuit dans la matinée du lendemain, rien ne pouvait obligé une enfant de quatre ans à se lever. Et demain soir, ils reprendraient les bonne habitudes, oui demain... Ce soir, elle resterait dans son univers... Elle l'avait bien mérité après tout se qu'elle avait traversé.

Mais trois petits coups contre la porte le sortie de sa rêverie... Qui cela pouvait-il être? Pas la servante à qui il avait fait du gringue à son arrivé et qu'il n'avait même pas prit la peine d'aller saluer ensuite...? Non ce n'était pas cohérent... Se levant, pied nu, il alla discrètement poser son oreille contre le battant de bois. Vieux réflexe de ces nuits dehors qu'il avait du mal à perdre... Ce rendant compte du ridicule de son attitude, il se redressa et d'un mouvement un peu brusque ouvrit la porte.

Difficilement, il retient un Quoi !?! en découvrant Cath derrière le battant. Il baissa les yeux. Mais grand Dieu que faisait-elle là, à cette heure de la nuit en plus? Si quelqu'un les surprenaient et la voyait entrer dans sa chambre, s'en était finit... Enfin de lui surtout! Mais se n'est pas se qui lui importait, là à cette instant c'est à sa réputation à elle qu'il songeait. Jetant un rapide regard à droite et à gauche, il s'écarta de l'embrasure de la porte.


"Entre!"

Une fois cela fait, il resta debout devant elle, gêné, et ne sachant que dire. Enfin si, il avait plein de chose à dire mais ne savait comment le faire...

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Euzen
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MessageSujet: Re: Aout - [RP] Quand la réalité vous frappe ...   Sam 30 Juin - 22:12

Catherine_Elisabeth a écrit:



Le "quoi" hurlé au travers de la porte n'eut aucun effet sur elle. En même temps, depuis ces derniers jours, le castel pouvait bien s'écrouler sur elle qu'elle ne réagirait même pas. Cela se contenta de glisser sur sa peau.
Puis il ouvrit la porte et son regard se baissa.
La jeune fille pencha légèrement la tête sur le côté. Il avait mauvaise mine. En même temps, ça devait être pareil pour elle. Et puis elle n'avait pas la tête à proposer mille et une manière pour rendre le teint parfait.

Il lui dit d'entrer sans passer par quatre chemins, ce qu'elle fit le plus naturellement du monde, comme si cette visite n'avait rien de dérangeant. Il faut dire aussi, que même bouleversée, dans un état second, rien ne dérangeait jamais la peste. Elle n'en n'avait cure des "on dit", car comme disait sa mère ""on" est niais".
L'étiquette, elle la respectait en public quand elle était obligée, afin de ne pas décevoir son entourage. Le reste du temps la princesse n'en faisait qu'à sa tête.
Et cette règle n'allait pas disparaître aujourd'hui.

La porte fut refermée, et elle se contenta un instant de l'observer en échange de la même attitude qu'il lui rendait.
Cela pourrait devenir gênant, mais là encore, c'était mal la connaître.
Visage stoïque avec toutefois encore un regard légèrement voilé et de peu rougis par les larmes qui ne s'arrêtaient que lorsqu'elle n'était plus seule, ou quasiment.

Elle finit par dire


Merci pour les fleurs


Là dessus elle aurait pu s'en aller, mais non toujours pas. Certes elle était venue le remercier, mais pas seulement. Ils devaient discuter.
Elle balaya la grande pièce du regard et finit par aller s'asseoir dans un fauteuil qui était appuyé sur le mur, puis le regarda à nouveau


Je crois que nous devons parler... Non ?


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MessageSujet: Re: Aout - [RP] Quand la réalité vous frappe ...   Sam 30 Juin - 22:14

Euzen a écrit:



"Merci pour les fleurs"

Haussant les épaules, il garda obstinément les yeux baissés. Il ne suivait les déplacement de la jeune femme qu'en regardant les mouvements de ces pieds... Et contrairement à se qu'on pouvait croire, les pieds en disaient toujours très long sur l'humeur de leur propriétaire... Exemple! Une femme énerver va frénétiquement et rapidement taper le sol par petits atouts avec le bout du pied alors que le talon reste immobile... En revanche une qui tentera de séduire son interlocuteur, se caressera lentement la jambe du bout des oreilles... Mais le soucis que rencontrait le blondinet à l'heure actuel, est que les pieds de Cath restaient mortellement immobile une fois qu'elle fut assis... Pas le moindre soubresauts notant une quelconque nervosité ou impatience... Rien! Soupirant, il se résigna à relever les yeux vers elle. Pas le choix, s'il voulait connaître ces humeurs il fallait qu'il la regarde... Et sa pâleur le frappa! Elle était presque aussi blanche que la robe qu'elle portait... Si bien-sur on oublie les cernes qui creusaient ses yeux et le rouge de ces derniers... Sans artifice et maquillage, elle dévoilait toute sa fragilité... Et il n'en eut que plus honte encore. Il avait été plus qu'odieux avec une petite fleurs qui avait peine à ne pas se faner... Quel idiot!

"Je crois que nous devons parler... Non ?"


Haussant les épaules une nouvelles fois, il finit par faire quelques pas dans la pièce, nerveux. Se frottant les mains l'une contre l'autre, il observa le plafond, les fenêtres sans même les voir... Parler? Oui, mais de quoi? Par où commencer? La migraine qui le tenait depuis le matin l'empêcher de penser bien clairement... Faisant le tour de la pièce du regard, il chercha une bouteille. Ne dit-on pas qu'il faut traiter le mal par le mal? Soupirant de n'en voir aucune, il grogna de frustration... A n'en pas douter, la mouflette était passé par là pour que la chambre soit vide d'alcool. Du haut de ces quatre ans, elle était déjà assez têtu pour désapprouver l'amour que le blondinet avait pour ces breuvages divers et varié... Nouveau soupire...

Il finit par s'assoir sur son lui. Les coudes sur les genoux, les mains croisées, il regarda la jeune fille... Fille ou femme? Tout dépendait le point de vu... Quoi dire?

"Trouve quelques chose à lui répondre bougre Idiot!"

Se mordant légèrement la lèvre, il plongea son regard dans le siens.


"Pardonne moi pour hier... J'ai... Je suis désolé..."


Il ne trouva rien d'autre... Mais y avait-il vraiment autre chose à dire? Son père était le dernier dont il voulait entendre parler à l'instant...

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MessageSujet: Re: Aout - [RP] Quand la réalité vous frappe ...   Sam 30 Juin - 22:15

Catherine_Elisabeth a écrit:



La demoiselle le regardait aller et venir dans la pièce. Il semblait perturbé. C'était assez compréhensible. Certes elle ne connaissait pas toute son enfance, bien qu'elle en ait apprit suffisamment la nuit précédente, et également de ce que Balian lui avait raconté.
Aujourd'hui sa vie prenait un autre tournant, et il devait subir ces changements. Même si ceux ci étaient bons, cela restait tout de même perturbant. Quand on perd quelque chose un jour, toute la vie durant on gardera la peur de perdre encore plus.

Il finit enfin par s'asseoir, et la regarda. Puis vinrent les excuses.
Elle resta quelques secondes silencieuse, sans quitter son regard, visage stoïque.

Puis contre toute attente, elle esquissa un léger sourire, laissant apparaître cet air mutin qu'elle avait hérité de sa mère


Je t'ai déjà pardonné.


Elle ne voulait plus vraiment revenir sur le sujet, du moins pour l'instant. Cela ne servait à rien, et surtout, c'était à lui de choisir. Il avait besoin de temps, et elle ne doutait pas de ce qui adviendrait.
Du moins elle l'espérait.

Ses yeux se baissèrent une seconde pour revenir dans les siens, puis elle se leva et alla s'asseoir à côté de lui


Je ne suis pas là pour reparler de ton père. Je... Je suis là pour savoir, si tu acceptes ma proposition d'hier. Je souhaite vraiment que tu sois mon écuyer. J'ai envie de te donner ma confiance, et que tu me donnes la tienne.

Aujourd'hui, je suis perdue... Même si je ne l'avouerai jamais devant d'autres personnes. J'ai l'impression que ma vie n'a plus de sens, et que toute couleur a disparu...
J'ai vécu avec une mère que j'aimais plus que tout. Elle était mon point de repère, celui auquel je m'accrochais pour avancer. Mon père... Mon père n'a jamais été là. Même à ma naissance. Je l'ai croisé pour la première fois il y a quelques semaines. Mais aujourd'hui encore, alors que maman est...partie, il n'est pas là.

Je sais qu'autour de moi il y a grand nombre de personnes qui seront présents pour moi. Mais à cette heure, personne n'arrive à me comprendre...

Et j'ai la sensation, que toi tu le peux...

Alors... es tu d'accord ?


Elle se tut, et le regarda, attendant sa réponse.


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MessageSujet: Re: Aout - [RP] Quand la réalité vous frappe ...   Sam 30 Juin - 22:17

Euzen a écrit:



... acceptes ma proposition d'hier ... tu sois mon écuyer ... donner ma confiance ... me donnes la tienne ...

L'incompréhension, la surprise pouvaient se lire dans le regard du blondinet et c'est un regard perdu qu'il porta sur elle. Avait-il mal entendu? Comprenait-il mal se qu'elle lui disait? Surement, certainement même car il ne pouvait en être autrement... Comment pourrait-elle l'accepter, le vouloir comme écuyer après les mots qu'il avait eu envers elle la vieille? Et pourtant, pourtant, ces oreilles ne lui faisait pas défaut. Elle était venu, en pleine nuit, dans sa chambre, au risque de compromettre sa réputation si quelqu'un les surprenaient, pour réitérer sa demande de faire de lui son écuyer... Était-elle folle ou inconsciente? Mais qu'importe, le jeune homme n'en avait cure. Elle lui donnait une seconde chance, c'est tout se qui importait...

ma vie n'a plus de sens ... toute couleur a disparu ... Elle était mon point de repère ...

Mais, il la laissa parler, vider un peu son sac comme elle l'avait laisser vider le siens. Lui, la rage, l'alcool lui permettait souvent d'évacuer, de se délester de se poids trop lourd parfois. La mouflette aussi l'aider. Son innocence et sa fragilité l'obliger à relativiser ces propres malheurs... Mais elle? Petite princesse obligé de jouer au grande, qu'avait-elle? Lui n'était qu'un simple bâtard dont l'attitude n'intéressait pas grand monde mais elle, le moindre de ces gestes étaient étudiés, décortiqués. Elle n'avait pas le droit à l'erreur...
Dans un geste souple, il se leva et s'approcha d'elle. Il aurait aimé la serrer contre lui et la bercer comme l'enfant qu'elle devrait encore être, comme il lui arrivait de le faire avec Abi. En tout bien tout honneur, sans aucune arrière pensée... Mais, craignant que son geste ne soit mal interprété, il se contenta de s'agenouiller devant elle et serrait ses mains tremblante entre les siennes...


Mon père n'a jamais été là ... aujourd'hui encore ... il n'est pas là ... personne n'arrive à me comprendre ... Et j'ai la sensation, que toi tu le peux ...

La petite poupée de porcelaine risquerait-elle de se briser un jour? Pas tant qu'il serait là, silencieusement, il s'en fit la promesse. Elle avait été la seule, non, l'une des seule en croire en lui et pour cela, elle méritait tout! Soudainement, elle se tut, restant là à l'observait. Que cherchait-elle? Il n'aimait pas que l'on essai de lire en lui et une vague de mal aise et d'envie de fuir le saisit. Mais il tient bon et resta prêt d'elle à soutenir son regard. Il savait que s'était à son tour de parler mais il cherchait ces mots...


" Je ne sais pas quelle folie te prend de me vouloir toujours auprès de toi après... enfin... après se qui c'est passé... Mais sache que je ferrais mon possible pour ne plus te décevoir. Je sais que je ne suis pas parfait, que je ne le serais jamais et que je ferais surement encore ne nombreuse erreur mais... Qu'importe se qui se passera, tu peux compter sur moi! Que se soit en ami ou écuyer!"


Il n'arrivait pas très bien à exprimer sa pensée. Que voulait-il lui dire exactement? Même dans son esprit ces pensées étaient flou mais une chose était certaine... Il serait là pour elle, lui!

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MessageSujet: Re: Aout - [RP] Quand la réalité vous frappe ...   Sam 30 Juin - 22:18

Abigail a écrit:
[dans le couloir, devant la porte ...]

Abigail, à pas de velours, était sortie de sa chambre. Elle arpentait le couloir jusqu'à s'arrêter devant la chambre d'Euzen. Elle n'avait pas réussi à trouver le sommeil, elle aimait quand il la berçait et lui racontait des histoires. Mais elle savait aussi qu'il ne serait pas trés content de la trouver éveillée... Elle voulut quand même frapper quand elle entendit les voix.

A voix basse comme pour elle même...

Oups ... il fait pas du dodo... ze fais quoi ? z'y vais ou z'y vais pas... ? Pi z'entends Cath aussi ? Peut être qu'elle connait des zhansons ?

Elle allait faire signe parce qu'après tout, elle avait sommeil mais elle avait un peu la frousse aussi ...

Toc toc ?

Elle se mit toute penaude derrière la porte... ça éviterait peut être qu'elle se fasse un peu gronder...

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MessageSujet: Re: Aout - [RP] Quand la réalité vous frappe ...   Sam 30 Juin - 22:19

Catherine_Elisabeth a écrit:



Quand il s'agenouilla devant elle et prit ses mains, elle n'eut pas un mouvement de recul. Ce fut comme si ce geste était tout naturel entre eux. Depuis qu'elle avait apprit le décès de sa mère, elle avait pourtant du mal à se sentir à l'aise avec toutes les attentions de son entourage, bien que ses émotions soient de plus en plus à fleur de peau et qu'elle éprouvait le besoin de s'extérioriser.

Il parla de folie, et elle pensa à ce que sa mère disait "c'est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous". Cela l'avait amusé, et elle savait que c'était vrai.

Pour l'heure, elle ne regrettait en rien son choix, sa décision, et elle savait au fond d'elle même qu'elle n'aurait jamais à le regretter. Euzen lui ressemblait en bien des points. Il l'aiderait comme elle le ferait également. Un soutien mutuel dont ils avaient certainement tout deux besoin.

Elle effectua une légère pression des mains dans les siennes, sans quitter ses yeux.


Je sais que tu ne me décevras pas, et je ferais également tout pour que toi, tu le sois pas. Personne n'est parfait, et quant bien même, je t'avouerai que la perfection m'ennuie.
J'aime les personnes entières, qui disent ce qu'ils pensent sans se mettre la tête dans le sable. Je sais que tu ne tourneras pas autour du pot pour me dire quelque chose qui te contrarieras, et j'ai besoin d'être entourée de franchise. Toute vérité n'est pas bonne à dire parait-il. Pas à mon sens. Même si elle fait mal, elle est encore plus douloureuse quand on ne l'apprend que trop tard.

Je serais également là pour toi, et quelques soient les erreurs que nous ne manqueront pas de faire, j'en suis certaine, cela ne changera pas. Je n'ai qu'une parole...


Un léger sourire se dessina encore sur son visage pâle, puis quelques coups à la porte vinrent interrompre cet instant.
Elle ne bougea pas pour autant, bien que la pression de ses mains se fit quelque peu plus forte sous le coup de la surprise


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