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 Juillet - [RP] L'auberge du Rat Crevé

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Euzen
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MessageSujet: Juillet - [RP] L'auberge du Rat Crevé   Dim 28 Avr - 13:34

Friedrich_l.


[Un soir, une histoire : « Rendez-vous... galant... au Rat Crevé. »]

    Ils s'étaient dit rendez-vous au Rat Crevé, cette fameuse taverne du quartier tant miteux que mythique qu'était alors la Cour des Miracles.
    Quelques ivrognes, quelques types louches... Ivres, parfois guillerets... Pensifs & tristes, narquois & belliqueux.
    Ça sentait la crasse et la débauche. Ça sentait la vinasse, la bière qui n'avait jamais vu l'Abbaye, la tripes pas fraîche et la vieille sueur. Ça sentait la Ville, les bas-fonds...
    Ça sentait un peu comme... la Liberté !


    - « Avance ! ... Imbécile... Et tais-toi !

    Petit ricanement gras difficilement contenu en un rictus narquois.
    La scène est pour le moins... surprenante. Et pour cause !
    Frêle, les joues creuses, le teint cireux, les yeux vitreux...
    Une démarche élégante de jeune dandin...
    Un vieil homme — Pas vraiment un vieillard, mais pas tout jeune non plus ! — qui ne manquait point d'une certaine allure toute bourgeoise et maniérée...
    ... poussait un jeune colosse roux à l'air idiot, un tas de muscle et de peu de graisse semblant tout droit sorti des Contes & Légendes de ces contrées glacés.
    Il respirait l'entourloupe, le vieux renard, le vieil escroc.
    Dieu seul sait par quel miracle cette espèce de brute épaisse, géante qui plus est, ne l'avait point encore aplatit comme une pauvre galette... le Mystère reste entier !


    - « Il se fait attendre... C'est bon signe. Un Bleu, probablement... L'autre gus devait être son valet, ou que sais-je.

    Il ne s'adresse pas vraiment au docile Nordique. Il se parle à lui-même : vieille habitude de vieux renard solitaire.
    Un « Bleu » ... Les nobles ont le sang bleu, cela est bien connu.
    Le voilà qu'il se mettait à parler comme feu son frère: cette ordure qui l'avait chassé, le chef de fil incontesté de la famille Lefebvre.
    Il le pensait — Du moins, il l'espérait — mort et enterré, pris en traitre dans une rixe de canailles, là-bas, dans ces contrées lointaines où lui aussi, autrefois, « chassait le pigeon » .
    Eh bien, non ! Il était bien là, lui, l'oncle Friedrich, le vilain petit canard, celui dont on ne doit point parler...
    Il était bien là, de retour à Paris, en chair et en os. De retour dans ce Royaume dont il n'avait plus foulé le sol depuis des décennies.
    Ce coup-là, c'était le dernier. C'était la dernière affaires avant de se retirer. Un dernier coup ! ... jusqu'au prochain.
    Car ne sera pas avec la vente de ce parjure nordique, rendu muet à jamais par le glaive justicier, qu'il assurera ses derniers jours.
    ... car le Jeu, tel était son pire ennemi, son vieux Démon.
    Le Jeu, il est bien plus rusé que les autres renards. Le Jeu, il finit toujours par l'emporter.
    Alors ce bon colosse un peu bête, finalement, ce serait juste un petit pécule pour démarrer à nouveau. Pour un nouveau départ, ici, à Paris...


    - « Bombe le torse. Souris, bon sang ! Idiot...
    Et surtout, n'oublie pas ! ... Pas un mot !
    HéHé... Cela ne devrait point t'être trop compliqué...


    Et il se laisse aller à un petit ricanement moqueur.
    Et pour cause ! Le Nordique n'avait point — Pour être exact, il n'en avait plus. — de langue.
    Les secondes s'écoulent et son front dégarnis, parsemé de petits cheveux poivre & sel — Mais tout de même plus sel que poivre, il faut bien l'admettre — se plisse tandis que ses prunelles d'azur regarde ses doigts qui jouent avec une petite miette oubliée là.
    Il ne se préoccupe pas plus de sa marchandise, assise à ses côtés. Sait-elle seulement ce qu'elle attend ?
    Viendra t-il ? Réussira t-il à se débarrasser ce géant roux venu du Nord ? En tirera t-il un bon prix ? Telles sont les questions qui assaillent notre Vieux Renard à l'instant présent.

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Euzen
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MessageSujet: Re: Juillet - [RP] L'auberge du Rat Crevé   Dim 28 Avr - 13:40

Euzen



      « Faites-vous le compagnon du Vice, et vous serez bientôt son esclave. »
        de Henry Bohn


- Ou cela doit-il avoir lieu ?
- Au Rat Crevé.
- Charmant … Aller mènes-y moi !


L’acquisition d’esclaves … Etant à son second essai, le premier ayant été un échec si cuisant que le simple souvenir suffisait à mettre le blond dans tous ces états, on aurait pu y voir là la nouvelle lubie du jeune homme. Et pourtant il n’en était rien. L’idée de départ lui était venue quand, pour une énième fois, sa future et ancienne ex-belle-mère avait fait appel à son valet pour ces services personnels. Pas qu’il en eu vraiment besoin pour lui-même à ce moment-là … En fait, rare était les moments où il avait besoin de l’hispanique en pleine journée. Mais il était comme ça le blond, un brin possessif et très caractériel, et surtout, il n’aimait pas que l’on touche à ces affaires !

Oui bon, Augustin n’est pas une affaire … Ce n’est pas un objet … C’est un humain … Et blablabla, on connait la rengaine … Il n’empêche que, le fait est là, Augustin est Son valet, à lui et à lui seul !

L’idée fut donc, pour qu’un tel conflit d’intérêt n’apparaisse plus entre lui et la future belle-mère, accessoirement sa marraine, de lui offrir un domestique pour son mariage. Idée brillante vous en conviendrez ! Seulement voilà. Pour que le cadeau soit vraiment valable, il faut s’assurer que le présent dure éternellement … ou du moins aussi longtemps que possible … et quand on connait la qualité du personnelle de maintenant, lui offrir les services d’un valet classique est quelques chose d’aussi sur que de jouer à la loterie et d’en sortir vainqueur. Il est donc hors de question qu’il prenne se risque. Il n’avait vraiment pas envie d’apprendre, un beau matin, qu’Agos était de nouveau partie courir à droite ou à gauche, parce que madame l’avait fait mander ! Et c’est à ce point précis de sa réflexion que l’idée du serf avait fait son apparition pour ne plus le quitter depuis. Lentement, elle avait germé jusqu’à que ces racines s’implante si profondément dans l’esprit du Corniaud qu’il ne puisse plus s’en défaire … Bon ce processus, long et fastidieux, n’avait pris, tout à plus, qu’une soirée. Mais le fait est là : Il lui offrirait un esclave ! Et le risque, que la future détenteur râle ou hurle à tue-tête en découvrant son cadeau, n’était rien contre la satisfaction de sa trouvaille.

Etait venue ensuite l’ère de la sélection. Pour que l’espagnol ne soit plus réquisitionné, il fallut que le spécimen soit de sexe masculin. Bien charpenté de préférence. Inutile qu’il est de l’esprit, il ne lui était pas demander de tenir un débat politique avec sa maitresse mais juste de lui obéir. Ah ! Et pour apaiser les éventuelles craintes que l’actuel fiancé pourrait contracter envers le serviteur, il était préférable qu’il ne soit pas beau. Bon pas laid non plus, inutile que l’acquisitrice s’évanouisse de peur en le voyant ou prenne ces jambes à son coup, dans son état ce n’était pas souhaitable.

Bref que d’élément à prendre en compte !

La liste de ces derniers avait été faite entre Euzen et son précieux valet, à dos de cheval, tandis que les deux hommes suivaient l’attelage contenant deux des cousines du premier, sur la route menant à Paris. Et, arrivant au bout du parcourt, instruction avait été donné au second de trouver la perle rare dans les bas fond de la Capitale, tandis que le blond parcourrait les boutiques en compagnie de ces cousines. Sincèrement, c’est à se demandé lequel des deux avait la mission la plus pénible ! ‘fin bref, là n’est pas la question. Et se fut, au soir du deuxième jour de leur séjour que l’espagnol revient victorieux. Un viking, voilà ce qu’il avait dégotté. Un viking roux et sans langue qui plus est. Rien que la description plus au jeune Navailles. Rendez-vous fut donc ordonné d’être pris et au plus vite, leur voyage touchait bientôt à sa fin et le Limousin les retrouveraient sans tarder, il fallait donc trouver ce qu’ils cherchaient avant de repartir.

Et c’est donc à ce fameux rendez-vous que le Corniaud et son Ami/Valet se rendaient. Par mesure de précaution … Inutile de tenter le diable quand ça n’est pas nécessaire … ils s’y rendirent dans un fiacre hélé prêt de l’auberge qu’ils occupaient et ne remirent pied à terre qu’une fois arrivé devant celle dans lequel la rencontre aurait lieux.

Taverne du Rat crevé …

En soit, le lieu n’offrit aucune surprise au Montbazon. Bien qu’il aime, parfois, jouer au précieux bâtard de nobliau … en soit, ce qu’il est si on omet le précieux … Il en avait déjà vu assez pour être indifférent, à défaut de blasé. Et son œil ne mit guère de temps à s’habituer à la faible luminosité. Moins en tout cas, que son odorat à se faire à celle des relents l’alcool, de sueur et autre substance organique qu’il est préférable de ne pas nommer. Et il vit l’espagnol fendre la salle et évoluer entre les table sans la moindre d’hésitation. Leur interlocuteur devait déjà être là. Le Corniaud le suivit donc et, en quelques instants, se retrouva devant un duo des plus hétéroclites. Un homme d’un certain âge qui, dans l’allure, avait tout pour ne pas être à sa place dans cet endroit malfamé et un géant roux sans expression faciale. Le marchant et la marchandise.


- Sire Friedrich, Euzen de Montbazon-Navailles, il parait que vous détenait quelque chose qui pourrait fort m’intéresser.

Tout en parlant, le dit Montbazon glissa un nouveau regard sur le colosse et le jaugea. Oui à première vue, ce monstre avait tout pour lui plaire …

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Euzen
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MessageSujet: Re: Juillet - [RP] L'auberge du Rat Crevé   Dim 28 Avr - 13:48

Friedrich_l.


    Ses doigts de fées se lient et se délient tandis que la tension monte au fil des secondes qui s'écoulent toujours plus vite.
    Son esclave, reliquat de son périple nordique, il devait s'en débarrasser... Et vite !
    Cela encore devrait être chose aisée. Un gaillard de cette taille ferait bon portier. Mais un aubergiste, ça compte les pièces et cela, c'est mauvais pour les affaires.
    Un bon client, c'est un client qui ne compte point.
    Ce colosse roux, il devait s'en débarrasser, certes. Vite ? Cela était mieux. A n'importe quel prix ? Certainement pas.
    Après tout... N'est point Lefebvre qui veut !
    Lefebvre : c'est une louche de respectabilité, une cuillère à soupe de discrétion, une pincée de... mystère.
    Mais l'oncle Friedrich, lui, n'avait jamais été un fadas de l'ordre. Louche, cuillère, pincée... Il n'en avait cure.
    Après tout... Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse !*


    - « Mon ami ! Vous voilà enfin !
    ... Bøye seg ... Hei mann! Ikke tjener, den andre!*


    Soupir de soulagement contenu, sourire et apostrophe toute « diplomate » à l'intention du Valet qu'il avait rencontré la veille.
    Ses joues se crispent tandis qu'il murmure à son Nordique quelques instructions en sa langue natale.
    Le docile colosse roux s'incline maladroitement en direction du Valet d'abord, avant de dévier brusquement vers le Montbazon qui entame la conversion.
    Fin sourire satisfait qui vient fendre le face de marbre du Vieux Renard. Ainsi donc, il avait vu juste. Cela est parfait... Parfaitement parfait.


    - « Friedrich Lef... Oncle Friedrich...

    Il ne résiste pas à cette vieille manie. Décidément, il ne parviendrait point à se ranger.
    Il n'y avait point encore songer, mais cela était chose faite à présent.
    Un nom, une image... Tels sont les armes que porte tout Vieux Renard qui se respecte.
    Il sourit. C'est un sourire pincé, contenu, plein de nuance. Un sourire distingué, entendu.
    Ce n'était pas un de ces sourires idiots, enjoués. Un de ces sourires francs, apanage des bonnes âmes.
    Non, les sourires enjoués n'enjôlent point. Foi d'Oncle Friedrich !


    - « Parait-il... En effet.

    Il désigne le Nordique du menton, comme s'il lui montrait le dernier arrivage.
    Il marque une pause, jaugeant lui aussi le géant roux des pieds à la tête, le temps de lui confectionner une histoire.
    Un parjure norvégien, à qui l'on avait déjà coupé la langue.
    Un colosse errant qui devait sa tête à l'oncle Friedrich.
    Nul doute que si le Vieux Renard n'y avait point vu quelques espoirs de plus-value, sa tête roulerait encore à travers plaines et collines.


    - « Triste histoire... On raconte qu'il se serait trouvé, par mégarde, dans une rixe de crapules. Vous savez... l'on trouve encore, en ces contrées du Nord, quelques sauvages aux moeurs étranges et à la cruauté... édifiante. Il ne fait pas bon y vivre, veuillez me croire..
    Triste histoire... triste histoire... Un bon gaillard, pourtant !
    Honnête ! et Droit... Obéissant, cela va de soi.
    Cela est rare, de nos jours... Et vous devez vous douter, je me doute, que... ce qui est rare, vaut son petit pesant d'or.


    Et à nouveau ce petit rictus entendu, plus appuyé encore alors qu'il se penche pour lui murmurer un prix.
    Une somme qui, au bas-mot, tiendrait en un petit — Moyen ? — coffret.



* A. de Musset in La coupe et les lèvres, 1832.
** Trad : « Incline-toi... Salut l'homme ! Pas le valet, l'Autre ! » .
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Euzen
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MessageSujet: Re: Juillet - [RP] L'auberge du Rat Crevé   Dim 28 Avr - 13:52

Euzen



    Un prénom. Une syllabe. Une reprise.


La tentative du gredin pour dissimuler son identité arracha un sourire au Corniaud. Qu’avait-il à faire qu’il se nomme Friedrich Lefol … Lefou … ou Laffabulateur … ? Rien. Lui-même n’avait pas tenté de dissimuler sa propre identité. Pourquoi ? Parce qu’il savait ne rien craindre. Qui irait croire un homme comme celui qui se tenait en face de lui ? Personne. Petit personnage, non pas par sa taille mais par son importance, il devait être de ceux qui cache tout, tout le temps et qui, finalement, en perdent toute crédibilité. C’est du moins ainsi que le Bâtard le voyez. Et si on l’interrogeait sur ce géant roux, il passerait pour un bon samaritain qui a trouvé une place à ce pauvre rebu de la société. N’est-ce pas beau d’avoir le bon rôle ?!

Sans y être invité, il s’installa et sentit plus qu’il ne le vit, Augustin se placer derrière lui. Amis de longues dates, leur numéro avait été répété mille et une fois. Un valet, un maitre et aucune fausse note. Impossible pour quiconque de savoir qu’ils partageaient bien plus qu’un rapport de convenance, à moins de les connaitre. Et ce … Friedrich … ne les connaissait pas.

Vient ensuite la petite histoire. Vérité ou mensonge, le Corniaud n’en avait que faire. De l’œil, il étudia le colosse une nouvelle fois, cherchant son regard, tentant d’évaluer l’intelligence du bougre. Les yeux n’étaient-ils pas le miroir de l’âme ? Il ne voulait pas un idiot, un valet ne doit pas être arriéré pour servir son maitre. Enfin sa maitresse dans ce cas si. Il doit avoir un minimum de jugeote pour prendre les devants sur les désirs de son employeur et le servir avant même que celui-ci ne le demande … N’est-ce pas là le rêve de tous ceux qui ont des domestiques ? … Mais dans le cas présent, il ne devait pas plus être trop ingénieux. Un esclave reste un esclave et il n’était jamais bon qu’un asservi possède une trop bonne intelligence, il pourrait l’utilisé pour fuir. Et il n’était hors de question qu’il fuit !

Mais ce qu’il vit lui plut. L’ogre n’avait pas le regard vide des idiots mais pas non plus l’œil vif des charlatans. Un bonhomme normal en somme qui avait juste eu la malchance de croiser la route du Friedrich. Se penchant au-dessus de la table, le Corniaud se saisit des mains du géant. Enorme, comme le personnage. Calleuse, comme un travailleur. Un être normal, pas fainéant et muet.

Parfait.

Se calant de nouveau le dos contre le dossier de sa chaise, il porta son attention sur le … marchant. Son petit pesant d’or ? Il avait bien compris le message. Mais un autre souci se posait au Corniaud. Comment le ramener à chez lui ? Le colosse n’étant pas de ceux qui passent inaperçues et le Montbazon ne se voyait pas expliqué à ses cousines, la soudaine apparition de cet homme qu’ils devaient ramener dans la Capitale du Limousin. Savait-il au moins monter à cheval ? Rien n’est moins sûr. Mais la solution s’imposa rapidement à l’esprit du jeune homme et lui arracha un nouveau sourire, vil, rusé.


- Cela est rare ? Je n’en doute pas. Mais voyez-vous je ne suis que de passage à Paris et je ne peux point m’encombrer de cet … homme pour le moment. J’accompagne des dames et je ne souhaiterais pas les voir s’effrayer. Gentleman comme vous êtes, vous le comprenez j’en suis certain.

Aristote qu’il était dur de ne pas rire. Jouer ainsi un petit aristocrate péteux l’amusait beaucoup.

- Voilà donc ce que nous allons faire. Petit geste de la main et aussitôt, Agos déposa une bourse pleine sur la table entre eux. Considérez ceux-ci comme … un petit acompte. Livrez moi ce bougre à Limoge avant le vingt-huit de se mois et vous serez dument payé. Avec un jolie intérêt s’il arrive présentable …

Parce qu’il était loin de l’être à l’heure actuelle. Se levant dans un mouvement souple, il jeta un dernier regard au géant avant de saluer le Lef… quelques choses. Si le bougre ne se montrez pas à Limoges dans les prochains jours, le Corniaud aura perdu une jolie bourse. Mais qu’importe, il la retrouverait bien vite aux jeux … Et il trouverait bien, au dernier moment, un joli bijou à offrir à sa future belle-mère. Peut-être devrait-il reprendre contact avec la bâtarde du comte d’ailleurs … Sait-on jamais. Mais il n’y avait aucune raison pour que le marchant ne vienne pas avec sa marchandise, le Navailles lui avait fait miroiter suffisament pour le motiver …

Et c’est sur cette pensée qu’il quitta la taverne en compagnie de son ama…mi.


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Euzen
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MessageSujet: Re: Juillet - [RP] L'auberge du Rat Crevé   Dim 28 Avr - 13:55

Friedrich_l.


    L'Oncle Friedrich, car c'est ainsi qu'il se présentera à présent, observait le jeune noble un fin sourire au coin des lèvres.
    Il avait été un enfant Lefebvre. Son père lui avait apprit à les mépriser, à les éviter. Faire affaire avec un nobliau pour son retour en France, c'était comme rire au nez de son père et de son frère. C'était plaisant...
    De toute façon, il n'avait pas le choix. Il devait se débarrasser du Nordique, et au plus vite.


    - « Cela va de soi, je le comprends...

    Et au Blond d'expliquer la suite des opérations. Qu'importe pour le Lefebvre. Pourvu qu'il paie, c'était l'essentiel.
    Il ne discuta pas le prix et l'Oncle Friedrich savourait déjà se première victoire en ce sol qu'il n'avait plus foulé depuis plus de vingt ans.
    Il ne discuta pas prix. Mieux encore ! Il lui remettait un petit acompte !
    Attentif, le Fripon le détail. Il lance quelques coup d’œil furtifs à sa marchandise, vérifie qu'elle ne s'impatiente pas, qu'elle ne comprenne pas ce qui se joue à cette table.
    Enfin, le Vieux Renard hoche du chef et, un fin rictus entendu au coin des lèvres.


    - « Voilà affaire conclue... Soyez sûr qu'il vous sera parvenu au vingt-huit, et à bon port. Présentable ? ...N'ayez crainte, il le sera.

    Un intérêt en prime ? Pour sûr, présentable il le sera. Quelque costume bon marché fera l'affaire.
    Reste à savoir ce qu'il fera de lui jusqu'au vingt-huit. Le louer à un tavernier ? Trop risqué. Un ivrogne pourrait l'abimé.
    Les miséreux ne doivent point être rare en ces endroits. Voilà ce qu'il ferait. Il le confierait à l'un d'eux. Les Miséreux sont des fripons, mais ils sont peu chers. Voilà qui s'arrangeait pour le mieux.
    Le Montbazon le salua, jetant un dernier coup d’œil sur sa nouvelle acquisition. Il s'en alla... Et le Lefebvre exulta.
    Jouant avec sa bourse, il regardait son Nordique, ses azurs brillante.


    - « Du er en boms ... Men jeg skylder deg noe gull.*

    Petit sourire satisfait et malsain. L'Esclave s'assombrit, le regard vide diront certain... Empli d'un profond désespoir diront d'autres.
    Peu importe. Il était docile, et muet de surcroît. Se plaindre ? Il ne le pouvait pas. Où irait-il, de toute façon ?
    L'Oncle Friedrich exulte. Il est aux anges et bien décidé à prendre un peu de repos.
    C'est à la Camomille qu'il fêtera cette première affaire. L'alcool rend idiot et vous embrouille. Un embrouilleur embrouillé... c'est mauvais, très mauvais.
    Il quitte le Rat Crevé, emportant avec lui sa Bête docile. Bientôt, il s'en sera débarrassé. Bientôt, tout pourrait recommencé...
    Se lancerait-il à nouveau dans les Affaires ? Peut-être... A moins qu'il ne songe à se trouver quelques occupations on ne peut plus honnêtes... à voir.
    Quelques pièces sont laissées sur la table délaissée en guise de pourboire.
    L'Oncle Friedrich est déjà loin...

* Trad. : « Tu es un bon à rien... Mais tu me vaut un peu d'or. »
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