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 Armes et Armures

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Joska

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MessageSujet: Armes et Armures   Sam 25 Fév - 12:08

Les armes offensives utilisées durant le Moyen Age jusqu'à l'invention de la poudre sont toutes plus ou moins dérivées d'armes connues depuis l'antiquité. On peut à la rigueur mentionner deux exceptions: l'arbalète et la hallebarde. Ceci peut être attribué au fait que la fabrication de telles armes étaient relativement simple et d'un coût peu élevé. A l'opposé, la création d'armes défensives de qualité était beaucoup plus coûteuse et demandait une technologie pointue du travail du fer. Les bonnes armures étaient donc réservées à une élite et leur fabrication fit de gros progrès au Moyen Age.
Ces quelques pages vont vous permettre, je l'espère, de mieux connaître les armes et armures employées par les chevaliers et hommes d'armes du Moyen Age. Une bonne partie des informations ainsi que les illustrations sont tirées de l'Encyclopédie Médiévale de Viollet le Duc.

L'arc

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]Cette arme de jet dont le concept est très simple était déjà connue des chasseurs du néolithique. C'est à l'origine un simple bâton de bois, légèrement courbé, avec une corde attachée à ses deux extrémités. Une première amélioration a été l 'introduction de contre-courbes qui augmentaient l'amplitude pour une même longueur d'arc. Ensuite vinrent les arcs composites renforcés par de la corne et des nerfs. Cet arc acceptait une courbure plus importante et dégageait beaucoup de puissance mais était plus difficile à bander. L'efficacité d'un arc dépendait grandement de la qualité des flèches utilisées. Elles devaient être aérodynamiques et assurer une trajectoire stable. De plus, étant produites en grande quantité, elles devaient être relativement peu coûteuses à fabriquer. La longueur de la flèche était calculée en fonction de l'arc. Les arcs très durs à bander tiraient des flèches courtes alors qu'un arc souple comme le grand arc anglais pouvait envoyer des flèches d'un mètre de long.

L'archer au Moyen Age
L'arc était certainement l'arme la plus facile à fabriquer mais il exigeait une longue pratique. C'est pourquoi les archers faisaient partie de corps spéciaux aux seins des armées. L'archer était généralement vêtu légèrement pour se déplacer rapidement à pied. Outre son arc, il possédait un carquois pour loger ses flèches et une arme auxiliaire (épée, couteau) utilisée au corps à corps. Lors d'une bataille rangée, les archers envoyaient leurs flèches en l'air ce qui leur donnait une trajectoire parabolique avant de retomber verticalement sur les troupes ennemis. Les seigneurs français du Moyen Age n'étaient pas favorables à l'établissement de compagnies d'archers alors que celles-ci se développèrent en Angleterre et ailleurs. Les Anglais utilisaient le grand arc (jusqu'à deux mètres de long) qui nécessitait plusieurs années d'entraînement et de pratique. Cette tactique fut payante et, pendant la guerre de cent ans, les archers anglais décimèrent la cavalerie française lors de plusieurs batailles.

Le bouclier

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]C'est la plus basique et ancienne arme de défense utilisée par les guerriers. Instinctivement, les hommes utilisèrent des planches de bois pour se protéger des premières armes offensives (hâches,...). Ensuite, les attaches furent ajoutées, ce qui permettaient de mieux tenir le bouclier et d'avoir une main libre pour tenir la hâche. Une sangle était parfois utilisée pour porter le bouclier sur le dos lors des déplacements et probablement pour libérer la seconde main lors du maniement d'armes lourdes. Les premiers boucliers étaient ronds et ne protégeaient qu'une partie du corps. Ceci était efficace pour les combats au corps a corps mais l'était moins contre les armes de jets qui pouvaient atteindre les parties non protégées. Les Romains le comprirent et leurs boucliers à bords droits leur permettaient de former des "tortues" pour avancer tout en étant à l'abri des tirs de projectiles. Les boucliers gaulois étaient en osier et peaux renforcés de métal dont l'attache saillante s'appelait l'Umbo. Cette attache était parfois si saillante qu'elle fut quelquefois confondue avec un casque.

Durant le haut Moyen Age, les Francs et les Vikings utilisèrent plutôt des boucliers ronds. Ils étaient souvent recouverts de cuir pour améliorer la rigidité. Le bouclier du Moyen Age est connu sous le nom d'Ecu qui vient du romain Scutum et désignait un bouclier long. Ce sont les Normands qui répandirent l'utilisation du bouclier long à partir du XIe siècle. Il était toujours arrondi sur le dessus mais allongé afin de protéger la jambe. Il possédait toujours l'Umbo, avait une bordure métallique et mesurait environ 1m30 de haut.

L'amélioration des armures et l'utilisation du cheval dans les combats amenèrent à utiliser des boucliers plus petits. L'Umbo ne fut plus utilisé et le dessus arrondi disparu également (peut-être pour améliorer le champ de vision) et cette forme en V du bouclier est le plus souvent utilisée pour représenter les blasons. En effet, à partir du XIIIe siècle, l'écu porte régulièrement les armoiries de son propriétaire ce qui permet de l'identifier. Au XIVe siècle, une nouvelle forme de bouclier apparut : le bouclier de tournoi. Il était plutôt petit et possédait une encoche sur le dessus pour supporter la lance. Ce siècle vit également l'apparition du Pavois, grand bouclier ovale ou quadrangulaire utilisé par les fantassins et les arbalétriers. Il se plantait dans le sol et permettait de protéger les arbalétriers spécialement exposés pendant le rechargement de leurs armes.

Le fléau

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]Arme composée d'un manche de bois muni d'une chaîne métallique à laquelle est accrochée une masse de fer. Le fléau était surtout employé en Allemagne et en Suisse à partir du XIIe siècle mais beaucoup moins en France.
Cette arme était terriblement destructive pour les hauberts mais pouvait également blesser celui qui la maniait. Les fléaux des fantassins avaient un manche plus long afin de pouvoir atteindre les cavaliers.
La masse suspendue à la chaîne était généralement sphérique et munie de pointes plus ou moins longues, mais elle pouvait aussi n'être qu'un lingot de fer rectangulaire.

La masse

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]C'est une arme offensive composée d'un manche et d'une partie contondante à une extrémité. La simple massue est certainement l'arme la plus anciennement connue. A l'origine, ce n'était qu'un bâton de bois sur lequel était resté la souche.
Au moyen âge, la masse est admise dans les combats vers la fin du XIIe siècle. La partie contondante est faite de métal (Bronze, plomb ou fer) et de forme cylindrique ou sphérique. Les Anglais utilisaient beaucoup la "morning star", terminée par une boule munie de pointes.

Les armes d'hast

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]Ce terme désigne généralement toute arme faîte d'une pièce métallique emmanchée au bout d'un long manche de bois.
Le nom vient du latin "Hasta" qui signifie lance. La lance et l'épieu sont d'ailleurs les premières armes d'hast utilisées depuis l'antiquité.
Les armes d'hast se sont ensuite diversifiées au moyen âge afin de compenser l'évolution des armures.
Originairement, les armes d'hast n'était rien d'autre que des outils emmanchés à l'extrémité d'une hampe. Ainsi le fauchart dérive de la faux, le vouge du coutelas, la hallebarde de la hache. Puis, elles se sont améliorées pour devenir des armes à part entière.
Les différentes armes d'hast sont nombreuses et il est parfois difficile d'établir des distinctions absolues entre elles: pique, pertuisane, langue de bœuf, fauchart, guisarme, vouge, godendac, hallebarde, bardiche, corsèque, esponton, ronconne.
On a essayé de les classer par famille mais la difficulté est de savoir si le même nom désignait toujours la même arme au moyen âge.
Ces armes seront abandonnées vers la fin du XVIe siècle, remplacées par les armes à feu.

L'arbalete

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]Arme de jet dérivée de l'arc utilisée dès le Xe siècle. Elle est composée d'un arc de corne ou de métal, d'une pièce en bois permettant de fixer l'arc (arbrier) et d'un mécanisme permettant de maintenir la corde tendue (noix), de lâcher la flèche (détente) et de bander l'arc. Les flèches courtes tirées par l'arbalète s'appellent des carreaux. Très puissante et précise, c'était une arme très meurtrière, elle fut interdite par le concile de Latran en 1139 (entre chrétiens mais permise contre les infidèles). Sa portée pouvait aller jusqu'à 150 mètres. Ses défauts étaient son poids et sa cadence de tir (2 carreaux par minute contre 12 flèches pour un bon archer). Mais l'arbalète était plus facile à manier que l'arc et nécessitait moins de temps pour la formation des tireurs.
Les différents types d'arbalètes se caractérisent par le mécanisme utilisé pour bander l'arc : à la main, à pied de biche, à tour ou à cry. Des mécanismes plus sophistiqués permettaient une plus grande puissance mais alourdissaient l'arme. Les premières arbalètes se bandaient à la main à l'aide d'un étrier et d'un crochet attaché à la ceinture. Les arbalètes à pied de biche étaient plutôt utilisées par des cavaliers. Elles étaient plus légères et plus facile à bander.

L'épée

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]C'est l'arme par excellence du chevalier et de l'homme d'arme du Moyen Age. L'origine de l'épée remonte à la plus haute l'antiquité et même sans doute à l'âge du bronze. Les Grecs et les Romains utilisaient des épées plutôt courtes (60 centimètres environ) d'abord en bronze puis en fer. Toutefois, leur qualité n'était pas excellente. L'usage de l'épée longue semble débuter à l'époque Franque et plus spécialement Carolingienne. A partir de cette période, l'épée devint l'arme la plus noble et portait même souvent un nom (la plus célèbre est Durandal, l'épée de Roland) et son pommeau renfermait parfois des reliques. Elle mesurait environ 90 centimètres.
Jusqu'au XIIe siècle, l'épée, qui possédait deux tranchants se terminait par un bout plutôt arrondi. Cela indique certainement que c'était une arme utilisée pour la taille et non pour les coups d'estoc. A la fin du XIIe siècle, la poignée devient assez longue pour permettre de se servir de l'arme à deux mains. Ensuite, la forme de l'épée ne se modifie guère jusque vers le milieu du XIIIe siècle. A cette époque, on distingue deux types d'épées: les épées à lame légères, utilisées de taille et d'autres à larmes lourdes, plus courtes et destinées à des coups d'estoc. Les chevaliers en possédaient souvent une de chaque, la première utilisée à cheval et la seconde pour le combat à pied. Au XVe siècle, les armées donnant un rôle important à l'infanterie, comme les Suisses par exemple, équipèrent leur fantassins de grandes épées à deux mains pouvant atteindre jusqu'à 1m65. Elles étaient utilisées pour faire des ravages contre les escadrons de cavalerie. L'épée perdit de son importance lors du combat avec l'avènement des armes à feu portatives et cessa d'être une arme de guerre dès le XVIe siècle. Elle fut remplacée par le sabre dans la cavalerie.

La hache

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]La hache en tant qu'outil est connue depuis la préhistoire. Les soldats Romains en utilisaient mais uniquement pour couper le bois. Les peuplades germaniques semblent être les premières a avoir utiliser la hache au combat.
Les Francs se servaient d'une hache courte au fer lourd, appelée Francisque. Elle pouvait être lancée à 3 ou 4 mètres de distance. A l'époque carolingienne, la hache dite "Danoise" est utilisée au combat. Elle est assez longue (environ 1m50) et tenue à deux mains. Elle sera utilisée jusqu'au XIIe siècle (Les Anglais en possédaient à la bataille d'Hastings en 1066). La chevalerie française adopta la hache vers la fin du XIIe siècle à la suite des premières croisades. Au XIIIe siècle, les fantassins portaient également des haches plus ou moins longues. A partir du XIVe siècle, des haches nouvelles apparurent: elles étaient forgées de façon a pouvoir frapper de taille et d'estoc. Une pointe aigue était ajoutée derrière la partie tranchante. Les haches des fantassins avaient aussi une pointe au bout du manche, genre baïonnette. Le manche s'allongea également et cette hache prends le nom de hallebarde au XVe siècle.

La lance

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]La lance sous sa forme la plus simple (long bâton de bois pointu et durci au feu) fut employée depuis la préhistoire alors même qu'on ne faisait pas la distinction entre armes de chasse et de guerre. Des pointes en pierre, en bronze et enfin en fer furent peu a peu ajoutées. Les premières lances de l'antiquité étaient plutôt courtes (1m60 environ) et maniées d'une seule main. Des armes beaucoup plus longues furent ensuite utilisées par les Hoplites (soldats Grecs) et surtout les Macédoniens (jusqu'à 6 mètres de long).
La lance comme arme de cavalier apparut au XIe siècle. Elle ne dépassait guère 3 mètres et était utilisée comme une arme d'hast pour charger. Elle était souvent ornée d'une bannière. Vers la fin du XIIIe siècle, une garde d'acier fut ajoutée pour protéger la main du chevalier. La façon de tenir la lance à changé au XIVe siècle grâce à l'emploi d'un crochet fixé sur l'armure et destiné à maintenir la lance sous l'aisselle du cavalier. Avant cela, la cette arme était tenue horizontalement au niveau de la hanche. Cette nouvelle technique permit l'utilisation de lances de plus en plus lourdes et longues (jusqu'à 5 mètres). Les lanciers formaient alors un corps d'élite car l'apprentissage n'était pas facile et les chevaliers Français étaient certainement les meilleurs à cet exercice ce qui n'a pas empêcher la défaite a la bataille d'Azincourt. La lance fut abandonnée au combat au XVIe siècle remplacée par les armes a feu.

Armures

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L'homme d'arme comprit très vite que se défendre lors du combat était au moins aussi important que de porter un coup à l'ennemi. Aussi, parallèlement au développement d'armes offensives, se développèrent des armes défensives dont le bouclier est sans doute la première. Ensuite, il apparut logique de protéger la partie la plus vulnérable (la tête) puis d'étendre cette protection aux autres parties du corps.
Le terme armure apparaît en réalité au XVe siècle pour designer l'ensemble des protections de fer ou d'acier portées à la guerre ou pour les joutes. Avant cela, on parlait de harnois ou d'adoubement. L'armure est ici employée pour designer l'habillement militaire en général.

Antiquité

Des vêtements rembourrés et sans doute des armures de cuir furent les premières protections du corps du soldat. L'étape suivante fut d'ajouter des petites pièces de métal cousues sur le vêtement.. Des armures faites d'écailles de bronze furent ainsi utilisées en Mésopotamie et dans l'Egypte ancienne mais étaient probablement réservées à une élite.
Les grecs et les romains portaient des cuirasses de bronze ainsi que des protections pour le bas des jambes et parfois les avant-bras. Bien que le fer soit connu, le bronze était couramment utilisé car il permettait de fabriquer facilement des cuirasses d'une seule pièce. C'est pour cela que les premières protections en fer se composaient de plusieurs lames articulées (cuirasses romaines). Le développement de l'armure s'arrête pratiquement avec la chute de l'empire romain. Les tribus barbares ne portaient généralement qu'un bouclier et un casque comme protection.

Haut Moyen Age (VIIIe, XIe siècle)

L'armure fait sa réapparition à l'époque Carolingienne reprenant à quelques modifications près, l'équipement de la fin de l'empire romain. Ainsi, la plupart de armures sont faites de pièces de métal (fer ou bronze) cousues sur une étoffe épaisse parfois renforcée de cuir. Ces pièces peuvent avoir différentes formes: écailles, rectangulaires ou anneaux. Ces derniers composent ce que l'on appelle la broigne. Elle fut utilisée par les carolingiens (dès le VIIIe siècle) et les normands (XIe siècle) et continua à être portée parallèlement à la cotte de maille. La broigne descendait au dessous du genou et se revêtait par dessus une tunique légère.

XIIe et XIIIe siècle

Ce n'est sans doute que vers le milieu du XIIe siècle que la cotte de maille fut largement adoptée. Composée de mailles de fer entrelacées, véritable tissu de métal, elle est aussi appelée haubert. Le haubert se portait sur un vêtement rembourré, le gambison. Un capuchon de mailles et des gants de peaux complétaient parfois l'équipement. Certains hauberts descendaient presque jusqu'à la cheville ( Figure 1).
Durant le XIIIe siècle, des gantelets et des chausses de mailles complétèrent la cotte de mailles et une tunique d'étoffe (surcot) se portait par dessus (Figure 2). Le haubert résistait assez bien aux flèches, coups de lance et d'épée mais était beaucoup plus vulnérable aux armes de choc (masse, marteau, fléau). Des pièces de fer furent peu à peu ajoutées dès la fin du XIIIe siècle.

XIVe et XVe siècle

Des protections de fer supplémentaires furent donc fabriquées afin de mieux protéger les différentes parties du corps: bras, torse, coudes, genoux, jambes, pieds. Les hommes d'armes ne les portaient pas forcement toutes et le début du XIVe siècle marque une période de transition entre la cotte de maille et l'armure de plates complètes (Figure 3). Au début du XVe siècle, l'armure de fer est définitivement adoptée par les chevaliers (Figure 4). Cette équipement est souvent nommé "harnois blanc" à cause du fer poli et brillant dont il est fait. Les fabriques d'armures les plus renommées étaient italiennes (Milan) ou allemandes (Nuremberg). Des armures magnifiques continuèrent à être utilisées au XVIe siècle mais plus par tradition que par réelle nécessité, l'introduction des armes à feu dans les combat les rendant dépassées.

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Victoire D de M.N

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MessageSujet: Re: Armes et Armures   Ven 9 Mar - 11:52

Infanterie - Cavalerie - Archerie - Artillerie - Autre

Bardiche (arme d'hast) : La bardiche est une sorte de lance
possédant non pas un fer de lance, mais au contraire un fer de hache
allongé. Cette arme avait aussi souvent une pointe, en haut de son fer,
qui servait à planter la gorge, dans le défaut du harnois du cavalier.
La bardiche était une arme particulierement efficace, elle fut
"inventée" dans le courant du XIIe ou XIIIe siècle.


Claymore (épée 2 mains) : Une claymore est une large et
grande épée à 2 mains facilement reconnaissable qui était utilisée par
les Highlanders (guerriers écossais). Elle est apparue au XIVe siècle et
fut beaucoup utilisée au XVIe siècle. Elle mesure environ 1,35 mètre de
long (1,05 mètre de lame et 30 centimètres de poignée). La poignée se
distingue par 2 branches longues souvent terminées par un trèfle à
quatre feuilles.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] L'épée
est une arme blanche à simple ou double tranchant composée d'une lame
droite en métal pourvue le cas échéant d'une gouttière (dépression
longitudinale), d'une poignée et, dans certains époques, d'une garde
protégeant la main et d'un pommeau.


Espadon (épée 2 mains) : L'espadon (spadone, « grande épée ») est
une épée maniée à deux mains, développée en Italie et en usage du XVe au
XVIIe siècle, principalement en Suisse et en Allemagne. Elle possède un
ricasso et des oreillons.
La lame est longue de cinq à six, voire 7
pieds (environ 1,5 et 1,8 mètre et plus) et la poignée d'un pied et demi
à deux pieds (environ 45 centimètres).
Les guerriers, appelés
"joueurs d'épée", suffisamment forts et entraînés (double-soldes) pour
manier cette arme lourde (2 à 4 kg) étaient plus particulièrement
chargés de protéger les coins des carrés de piques et d'arquebuses, et
en offensive de tailler la tête des piques pour ouvrir une brèche puis
soit faire des moulinets dévastateurs, soit attaquer en demi-épée. La
plus puissante et la plus lourde épée européenne jamais fabriquée, elle
était même plus énorme que la zhanmadao chinoise.


Fauchard (arme d'hast) : La faux de guerre est une arme d'hast
dérivée de la faux agricole. Au Moyen Âge, on l'appelait fauchard (à ne
pas confondre avec le fauchon, anglais falchion).
La lame de faux est
emmanchée droite sur la hampe plutôt que perpendiculaire. Cette arme
fut utilisée par des paysans armés et des soldats aux moyens réduits.
Utilisée pour donner des coups de taille mais aussi d'estoc
La hampe faisait entre 1,8 et 3 mètres.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Une
flamberge (de l'allemand Flammenschwert) est un type de lame d’épée,
tout comme l’est la colichemarde. De forme ondulée (« ondulant comme la
flamme ») sur toute la longueur, on la retrouve principalement dans
trois armes blanches : L'espadon, le Kriss et la rapière.


- Fléau d'armes :Inspiré du fléau du paysan
(instrument agraire), il s'agit d'un fléau renforcé. Notons le même
genre d'évolution en Orient avec le nunchaku (mais dont le maniement est
très différent).

- [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]Il
s'agit d'une arme blanche contondante non-articulée se terminant par
une masse, présentant généralement des aspérités ou des lames.

- Étoile du matin ou Morgenstern (étoile du matin en allemand) : désigne
actuellement une combinaison de masse d'armes et de fléau d'armes. Si
elle partage avec le fléau quelques généralités (arme contondante
articulée à une main), l'étoile du matin a toujours été une arme, elle
n'est pas dérivée d'un objet agraire. Comme le fléau, elle est
constituée d'un manche qui se termine par une articulation. Ses
particularités sont:
* une articulation, sous la forme d'une (assez) longue chaîne, d'une lanière de cuir ou d'une bielle
* une boule (souvent de métal), attachée à l'extrémité de l'articulation et généralement lardée de pointes.

- Goupillon :Il s'agit d'une version plus dangereuse (tant pour l'utilisateur que pour la cible) de l'étoile du matin.
* Au manche sont attachées deux ou plus souvent trois chaînes lestées d'une boule hérissée de pointes
* il est parfois conçu pour être utilisé à deux mains
* il est d'un usage plus tardif.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Terme
générique désignant une arme offensive dôtée d'un fer emmanché sur une
hampe. Par opposition au javelot, la lance est une arme d'assaut qui
n'est pas destinée à être lancée. Elle est popularisée par la cavalerie
gothique.


Marteau d'armes : Le marteau d'armes est une arme
offensive utilisée au Moyen Âge contre les armures. Conçu pour le combat
rapproché il ressemble au marteau par sa forme. Le manche pouvait avoir
différentes longueurs.
Le marteau se rapproche dans son usage à la masse d'armes et au fléau d'armes.
Charles Martel lui devrait son nom.
Mjölnir est le célèbre marteau du dieu scandinave Thor.


Masse d'armes : La masse d'arme est constituée d'une
masse lourde accrochée au bout d'un bâton plus ou moins long. Arme
voisine du gourdin, ce fut l'une des premières armes utilisées par
l'humanité.
La masse s'est raffinée dans le courant du Moyen Âge,
bien que bénéficiant d'une allonge réduite, sa puissance de choc
permettait de briser les os, rendant les protections souples telles que
les cottes de mailles inopérantes, enfonçant également volontiers les
casques et pièces d'armures rigides.
Il existe des armes proches, mais dotées de chaînes : les fléau d'armes ou étoiles du matin (morgenstern).


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] La
miséricorde (qui se traduit alors en anglais mercygiver) est une sorte
de dague ou poignard à lame mince, à deux tranchants ou à section
carrée. Il est question de cette arme dès le XIIIe siècle.
La
miséricorde paraît avoir été plus longue que la dague. Elle était munie
de quillons. Selon certains, cette arme fut nommée ainsi parce qu'elle
obligeait l'un des combattants à crier « miséricorde ! » lorsqu'il
l’avait sur la gorge (cette arme, comme l’estoc ou la hallebarde était
l’une des rares à pouvoir traverser un harnois : on la passait par un
défaut de l’armure au niveau du gorgerin). C'est en effet un couteau qui
ne pouvait être utilisé que quand les combattants étaient très
rapprochés et lorsqu'on avait renoncé à se servir de l'épée.
À
l'origine, ce n'était donc qu'une épée très courte, mais les collections
publiques et privées ne paraissent pas posséder d'exemplaire
caractéristique de cette arme. Selon une autre hypothèse, on nommait
indifféremment la même arme "dague" ou "miséricorde".
Selon d'autres
sources, le nom viendrait du fait que l'on utilisait cette arme blanche
pour porter le coup de grâce aux blessés non soignables sur le champ de
bataille.


Pertuisane : Une pertuisane est une lance dont le
fer se sépare en trois à sa base. Elle permet de briser les gardes des
adversaires, ou de prendre à la gorge, de sectionner les jarrets des
chevaux, de planter ou de trancher devant ET sur les cotés. La
pertuisane était souvent "flameberge", c'est à dire qu'elle avait une
lame semblable au kriss, en "zig-zag", ce qui avait plus le don de faire
peur que d'augmenter l'efficacité de l'arme. La pertuisane est apparue
en Italie, ou elle fut souvent utilisée, emmanchée sur des hampes de 2 à
4 mètres.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Une
pique est une arme d'hast, une longue lance portée par un fantassin,
principalement destinée à contrer les charges de cavalerie.


Vouge (arme d'hast): Le vouge est une arme d'hast médiévale
apparue en Allemagne et en Suisse à la fin du XIIIe siècle. Utilisé par
les piétons, il est comme beaucoup d'armes d'hast issu d'un outil
agricole. Le vouge est constitué d'un soc de charrue, monté sur une
hampe d'environ 2 mètres, il lui est parfois ajouté un croc du coté
opposé à la lame ce qui permet de l'utiliser de taille comme une lourde
hache, d'estoc grace à sa pointe et de crocheter l'adversaire avec le
croc d'acier. Cette arme était concue pour atteindre les cavaliers et
tailler les jarrets des chevaux. Le vouge était utilisé par les
vougiers, hommes d'armes qui se mettaient en lignes, à deux mètres l'un
de l'autre, sur 2 ou 3 rangées, et dont le but était de briser la
cavalerie. Bien que ce ne soit pas leur but premier, les vougiers
pouvaient, si l'occasion se présentait, être utilisés contre
l'infanterie, si jamais celle-ci faisait une charge. L'evolution du
vouge suisse est à l'origine de la hallebarde.


Hallebarde (arme d'hast): La hallebarde est une [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] comportant un fer de [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien], et éventuellement une ou plusieurs pointes. Le manche, la hampe, est en [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] et assez longue (plus de 2,5 mètres pour certaines).

Hache: La hache est aussi utilisée comme une [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] de combat rapproché. Plus difficile à manier qu'une [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
en raison du poids et du manque d'équilibre (une épée étant équilibrée
par son pommeau), la hache permet cependant des frappes plus puissantes.
Les petites haches de jet franques, les [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien],
n'étaient pas, contrairement à l'image d'Épinal, des haches à double
tranchant. Les haches pouvaient également être lancées mais elles
étaient dans ce cas plus petites et plus légères. Le poids d'une hache
est en moyenne de 2 kg[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].
Dans les [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien], la hache commune était un [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].
- Le labrys est une [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] à double tranchant (bipenne), dont le symbole fut utilisé par diverses cultures depuis au moins l'[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].


Armes de contact :

Coutelas : Un
coutelas est une arme blanche semi-longue à un tranchant long sur un
coté de la lame, l'autre coté n'étant affuté qu'à son extrémité (dernier
tiers de la lame environ).
Le nom franc du coutelas est scramasaxe.
Le
scramasaxe dont le nom signifierait "couteau qui entaille" ou bien
"couteau des Saxons", faisait entre 30cm et 1m ; à partir de 60cm il
était appelé "langseax" ou "longsax" et était destiné à un usage
militaire. Son origine est difficile à cerner, car son existence est
attestée de la France à la Russie.
Ce long couteau fut utilisé par
tous les peuples d'origine germanique, et si on le voit régulièrement
sur les reconstitutions de costumes vikings ou normands, son heure de
gloire a plutôt été mérovingienne. Comme toutes les armes blanches de
cette époque, ses qualités de forge sont exceptionnelles. La plupart ont
un tranchant rapporté en acier dur, ou bien une structure en
"sandwich".
À la fois pointu et coupant, arme et outil, c'était un
peu le couteau à tout faire de l'époque. Conservé dans un fourreau de
cuir simple dans lequel le manche rentre à moitié (l'arme n'ayant pas de
garde), le plus souvent porté horizontalement dans le dos au niveau de
la taille.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien][Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Une dague est une arme blanche courte à double tranchant.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Le
sabre est une arme blanche d'estoc (dont on utilise la pointe) et de
taille (dont on utilise le tranchant). Généralement courbe, il ne
possède qu'un seul tranchant (ce qui le distingue de l'épée), il peut
être utilisé à une ou deux mains en fonction du type de sabre.


Armes de siège :

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]Engin militaire offensif du Moyen Âge, mu par des ressorts et des cordes bridées, propres à lancer des pierres.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Armes
de siège , les catapultes (du grec:katapeltes, kata: transpercer,
peltes: bouclier) sont des engins capables de lancer des projectiles à
une grande distance avec un dispositif relativement simple.
Historiquement, elles ont été utilisées comme engin de siège.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Le couillard est un engin militaire offensif (un engin de jet), utilisé au Moyen Âge, pour détruire les fortifications.
Cet
engin est composé d'une longue perche placée sur un axe. A l'une de ses
extrémités on trouve deux huches ou bourses servant de contre-poids.
Les projectiles sont placés à l'autre extrémité de la perche, dans un
réceptacle rappelant une fronde.
Le fonctionnement de l'engin est le
suivant : On abaisse l'extrémité où se trouve le réceptacle au moyen de
cordes, puis on place le projectile dans la fronde et enfin on relache
le tout. La portée d'un tel engin dépassait la centaine de mètres.
Entre
8 et 16 personnes étaient nécessaire pour assurer le bon fonctionnement
de cette arme de siège. La cadence de tirs pouvait atteindre les 10
coups/heures.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Le mangonneau est un engin militaire offensif de l'époque médiévale, très proche du trébuchet.
Le
trébuchet, par son mouvement brusque, saccadé, était bon pour lancer
les projectiles par-dessus de hautes murailles, sur des combles ; mais
il ne pouvait faire décrire au projectile une parabole très allongée se
rapprochant de la ligne horizontale. Le tir du mangonneau pouvait se
régler beaucoup mieux que celui du trébuchet, parce qu'il décrivait un
plus grand arc de cercle, et qu'il était possible d'accélérer son
mouvement.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Le
trébuchet fait partie des pièces d’artillerie médiévales dites à
contrepoids. Introduit en France au courant du XIIe siècle, son
utilisation a perduré jusqu'au XVIe siècle.
Son nom vient de
l’occitan(langue romaine d'europe) trebucca qui signifie : « qui apporte
des ennuis ». Il est fait d’un assemblage liant une verge à un
contrepoids articulé appelé aussi huche. À l’autre extrémité était
attachée une poche dans laquelle était placé le projectile, généralement
un boulet de pierre taillée.


Armes de jet :

Javeline : Une javeline est une arme de jet légère, semblable à une lance ou à un javelot raccourci.

Javelot : Un javelot est une arme de jet légère.
C'est
également une discipline olympique connue sous le nom du lancer du
javelot. Il existe par ailleurs le javelot tir sur cible, qui se
pratique principalement dans le nord de la France.
Le javelot courant des légionnaires romain est le pilum.
Le javelot était également utilisé par les chevaliers au Moyen-Age


- Francisque: La francisque est une [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] de jet qui fut utilisée par les [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] et [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] entre le [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] et le [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]. Les soldats l'auraient lancée d'une distance d'environ dix à douze [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].
La lame de la hache était lourde afin de produire un impact important
sur la cible, mais puisque la hache n'était pas équilibrée comme peut
l'être un [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien], la francisque n'avait pas une trajectoire très régulière, réduisant la portée et la précision.


Armes de tir :

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] L'arc
est une arme destinée à lancer des projectiles de forme allongée : les
flèches. Il est constitué principalement d'une pièce courbe flexible qui
emmagasine et restitue l'énergie comme un ressort, et d'une corde qui
permet le bandage de l'arc (tension du « ressort »), puis la
transmission de l'impulsion à la flèche lors de la détente.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Le
gastrophète est l’ancêtre de l’arbalète : mais ce n’était alors qu’une
arme de siège, trop lourde pour servir sur un champ de bataille. D'abord
arme de chasse, l’arbalète est utilisée comme arme de guerre au Moyen
Âge. Méprisée par la chevalerie, elle est considérée comme arme
déloyale, car - tuant à distance - elle ne permet pas à l'adversaire de
se défendre. Son usage est interdit par le pape Innocent III, qui
menaçait les arbalétriers d'excommunication. — interdiction qui reste
lettre morte auprès des princes d'Occident. Durant les guerres
médiévales, la France fait souvent appel à des mercenaires arbalétriers
étrangers (notamment italiens).
La robustesse des armures augmenta
avec les progrès de la sidérurgie, ce qui obligea à augmenter la
puissance de l'arbalète avec la création de l'arc en acier au début du
XIVe siècle et qui remplaça petit à petit, les arcs en bois et les arcs
composites (bois + tendons + corne, le tout encollé). On inventa aussi
un mécanisme complexe et coûteux, avec temps de rechargement de plus en
plus long de 2 à 3 minutes comme le cric ou le treuil (appelé aussi le
moufle) pour tendre l'arbalète.



Armes à feu :

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] L’arquebuse
est une arme à feu de portée effective limitée (moins de 25 mètres),
assez lourde et encombrante mais dont on pouvait épauler les dernières
versions.
L'arquebuse à mèche pesait de 15 à 20 kilogrammes et
nécessitait la prise d'appui sur une fourche (fourquin) pour tirer. La
mèche était allumée et ramenée sur le bassinet où la poudre était tassée
pour l'explosion. Elle apparut vers l'an 1500. Elle succéda à la
couleuvrine à main dont elle différait par l'ajout du bassinet
(contenant la poudre d'amorçage) et du serpentin qui, tenant la mèche
allumée, pivotait pour la mise à feu de l'arme.


Couleuvrine : Dans
le premier quart du XIVe siècle, le canon à main est développé : un
simple tube de fer à canon lisse, fermé à une extrémité excepté pour une
ouverture appelée lumière, et inséré dans une pièce en bois arrondie
pour pouvoir être tenu sous le bras. Le tube est chargé avec des billes
de plomb et de la poudre ; on tire en insérant un fil chauffé dans la
lumière. Les modèles plus avancés ont une dépression en forme de
cuillère, appelé un bassinet, au bout de la lumière : une petite charge
de poudre y est placée dans le bassinet et mise à feu en y appliquant
une petite mèche à combustion lente. Celle-ci, consistant en un bout de
corde trempé dans une solution de nitrate de potassium et ensuite
séchée, brûle sans prendre feu et ne s'éteint pas. La charge de poudre
dans le bassinet, difficile à allumer, est fréquemment affectée par la
moisissure dans l'atmosphère et demande une remise à feu juste avant de
tirer pour éviter de tout rater.
Les couleuvrines permettent de tirer
de minuscules boulets de pierre ou de métal. Elles sont à l'origine du
surnom des Cussétois, les "chiens verts" ; la légende veut que Charles
VII ait désigné les canons à son fils, le futur Louis XI, en lui disant
qu'ils étaient ses fidèles chiens verts... puisque le bronze verdit avec
le temps.
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Victoire D de M.N

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MessageSujet: Re: Armes et Armures   Ven 9 Mar - 11:55

La classification des armes médiévales


Voici les classifications reconnues des armes médiévales. En général, les gens du Moyen Age rangeaient l'armement de leur temps en 3 catégories :

• les armures, représentent l'armement par excellence, l'équipement défensif individuel. Un homme "armé" était celui que protégeait une armure, alors que l'individu "désarmé" était celui qui en était démuni, même s'il avait une épée, un arc ou une lance.
• les bâtons, désignent toutes les armes offensives, quelle qu'en fut la matière.
• les artilleries, englobent les engins de guerre en général, notamment les machines de jet, ainsi que les armes de jet portatives (arcs et arbalètes) et leurs munitions.

Les arcs et arbalètes, cependant, pouvaient être repris sous le vocable "bâtons". Quant aux armes à feu, apparues au XIVe siècle, on les rangeait sous le vocable "bâtons" - surtout quand il s'agissait d'armes portatives - soit dans les "artilleries", encore qu'à la fin du Moyen Age on tendit de plus en plus à les inclure dans un groupe à part, sous le nom de "canons" ou "bombardes".

Les compétences d'arme sont fondées sur des distinctions d'ordre fonctionnel et morphologique. Celles-ci permettent de répartir le matériel de la façon schématisée ci-après :

I) Armes portatives individuelles

A) Armes défensives (armure et bouclier)
1) Armures
a) De cuir (pourpoint)
b) De mailles (cotte, haubert, haubergeon)
c) De plates (harnois blanc)
2) Boucliers
a) L'écu
b) La targe
c) La rondache
d) Le pavois

B) Armes offensives

1) A main
a) De taille et d'estoc (épées, dagues, coutelas)
b) De choc (hache, massue, marteau)
c) D'hast (pourvues d'une hampe : lance, fauchard...)
2) De jet
a) A propulsion musculaire (pierre, javelot, fronde...)
b) A ressort (arc, arbalète)
c) A feu portatives (couleuvrine, haquebutes)

II) Armes collectives

A) Machines de guerre
1) Engins de siège (tours, mantelets...)
2) Machines de jet
a) A flèches (balistes)
b) A pierres (mangonneaux, trébuchets)
B) Engins pyrotechniques
1) Incendiaires (feu grégeois, fusées)
2) Canons

Cette nomenclature couvre tous les aspects de l'armement médiéval et inclut de manière implicite les munitions tirées par les engins de jet.
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Victoire D de M.N

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MessageSujet: Re: Armes et Armures   Ven 9 Mar - 11:58

Armures :

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] La
brigandine est une armure constituée de plaques rivetées sur du cuir ou
du tissu epais, fournissant une excellente protection pour une armure
peu onereuse et simple à fabriquer (moins chere que le plastron sur
mesures fait par le forgeron, plus rapide à produire que la maille)et
pour ces raisons rapidement adoptée par les nombreux mercenaires du XIVe
siecle qui portaient alors les noms de "routiers" ou "brigands" d'où le
nom de l'armure.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] La
broigne (brogne en français du haut moyen age) est une défense
corporelle protégeant le thorax. Elle se constitue d’un vêtement sur
lequel sont fixés des renforts rigides appelés mailles ou macles. La
différence entre une broigne et une cotte de mailles, c'est que dans une
cotte de mailles, les mailles (macles) sont reliées entre elles sans
support.
Le vêtement servant de support peut être constitué de tissu, de cuir, de feutre, etc.


Camail :
    - [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]Pièce d'armement protégeant le cou et la tête.
    - [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]Décoration de casque en héraldique.
    - [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]Sorte de capeline sans capuche, porté par les membres de l'église catholique dans certaines circonstances.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Une
cotte de mailles est un vêtement (cotte = chemise longue) constitué de
mailles (maille ou macle : pièce rigide généralement métallique) reliées
entre elles afin de former une protection individuelle corporelle. Sa
particularité vient du fait que les mailles sont reliées entre elles et
non pas fixées à un vêtement servant de support (broigne), et qu’elle
conserve un minimum de souplesse.


Cotte d'armes : La
cotte d'arme est un vêtement de tissu épais (laine, lin, velours selon
la richesse de celui qui la porte) porté au dessus de l'armure dès le
XIIIe siècle.
Y figurent brodés ou cousus les armoiries (d'où son
nom) du chevalier qui la porte (ou bien de son seigneur si il s'agit
d'un simple soldat). Elle a un rôle d'identification et fut utilisée
après l'adoption par les chevaliers des heaumes qui masquaient
totalement leurs visages. Des cottes de ce type, mais non héraldiques
ont été portées dès la première croisade, dans le but d'éviter que la
cotte de mailles ne chauffe trop au soleil.


Gambison : Un
gambison ou gambeson est le nom actuel d’une jaque portée sous une
protection métallique (cotte de maille, corselet d’armure etc.) En cuir
rembourré de chiffons, il constitue un matelat qui amortit les coups
portés par l'adversaire.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Le
gonfanon ou gonfalon (en ancien français, confenons) est un morceau
d'étoffe quadrangulaire, comme la bannière, ou terminé par des pointes.
Il était attaché à la hampe ou au fer d'une lance et pouvait être y
enroulé. On disait, fermer le gonfanon, pour l'attacher à la hampe.
L'orthographe gonfalon - et gonfalonier ou gonfalonnier pour le porteur -
est également très fréquente, bien que l'étymologie fasse préférer
gonfanon. Il ne fallait pas que le gonfanon soit très grand, puisque
l'on combattait avec la lance auquel il était fixé et que l'étoffe
pouvait pénétrer dans la blessure.


Harnois : Le harnois est l'armure du chevalier par excellence.
C'est
l'armure que l'on voit lorsque l'on imagine un chevalier en armure à
cheval. Le harnois est la plus performante techniquement des armures de
chevalier. Contrairement à une idée reçue (venant entre autres du fait
que longtemps, les armures étudiées étaient des armures d'apparat et
d'une mauvaise connaissance de la réalité de la chose), une armure de
plaques en général et un harnois plain en particulier est moins
difficile à porter qu'une cotte, voire un haubert, de mailles, car le
poids pourtant supérieur est mieux réparti. Un chevalier pouvait ainsi
prestement monter à cheval ou se relever s'il tombait (du moment que la
douleur d'une blessure ne l'immobilisait pas).
Parfois, on parle du
harnois "plein" (ou plain), et le harnois peut être peint ou coloré par
divers procédés, de façon à donner telle ou telle capacité visuelle mais
aussi une certaine propriété de solidité ou de résistance.
Le défaut
du harnois se trouve sous les bras, et au niveau de la gorge, à la
séparation entre le casque et le plastron. Les seules armes efficaces
contre les harnois étaient la hallebarde, dont la pointe, à l'instar de
la bardiche, permettait de transpercer l'aiselle du cavalier sans
s'approcher et risquer un coup mortel de l'ennemi ou du cheval, et la
miséricorde, sorte de couteau à lame courte et large (lame de 15 à 35 cm
de long, pour 4 à 8 cm de large à sa base) qui permettait d'égorger
l'ennemi mis à terre en passant le couteau dans le défaut de l'armure et
en le faisant glisser sur l'arondit de l'armure, de façon à ouvrir
littéralement la gorge, comme on ouvre une boite de conserve.
Le harnois a été l'armure du XIIIe au XVIIe siècle, et fut la dernière, aussi.



[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Un
haubert est un type de robe masculine, ou, du point de vue de
l'armement, c'est cette même robe réalisée dans un tissu de maille
annulaire (voir Cotte de mailles annulaire et Cotte de mailles) et
destiné à la protection corporelle.
De par sa réalisation en maille
annulaire, cet harnois est souple, contrairement à de nombreuse broignes
et aux armures. Il n'est cependant pas exclut que quelques hauberts
furent réalisé en maille jazeran (jaseran), cependant ce fut sans doute
extrêmement rare.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Le heaume est un casque de cavalerie emblématique de la chevalerie, protégeant toute la tête.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] Une
salade est un casque de forme ronde, porté du XVe siècle au XVIe
siècle. Le mot vient du bas-latin caelum, qui signifie « ciel », «
coupole », et qui a donné le vieil italien celata, francisé en salade.
Il s'agit d'une évolution du « chapel de fer » qui eut lieu pendant la
première moitié du XVe siècle (à ne pas confondre avec la barbute,
parfois appelée « salade italienne », bien qu'elle soit essentiellement
une variante du bassinet).



Tabar : Le
tabar ou tabard est une sorte de toge que l'on revêtait au dessus de
l'armure, à l'époque médiévale. Il servait autant à montrer sa fortune,
en fonction de la matière qui le composait, que ses armoiries, brodées
sur l'avant et l'arrière du tabar.


Boucliers :

Pavois : Le
pavois est un grand bouclier de forme ovale ou quadrangulaire, porté
par les fantassins et plus particulièrement les arbalétriers, au Moyen
Âge.
On voit apparaître cette arme défensive au XIVe siècle. À cette
époque, l'arbalète avait une bonne portée de tir, mais était très longue
à bander ; une minute au moins était nécessaire à un arbalétrier habile
pour mettre la corde dans l'encoche et décrocher le carreau. Pendant ce
temps, il restait exposé aux traits de l'ennemi.
Un grand pavois qui
pût couvrir le corps tout entier s'avérait donc nécessaire. Il ne faut
pas confondre le pavois avec l'écu. L'écu était terminé en bas par une
pointe, ce que nécessitait le combat à cheval. Le pavois, plus grand,
couvrait tout le corps. Il mesurait habituellement un mètre de haut et
quelquefois plus, sur une largeur de quarante à soixante centimètres. Il
est profondément nervé suivant son axe longitudinal, afin de présenter
plus de résistance aux chocs et de laisser un espace libre pour passer
le bras au besoin, ou pour le fixer au moyen d'un pieu.


[Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] La
targe est un petit bouclier qui se tenait à la main, ou dans des cas
beaucoup plus rare, était directement fixé sur le canon d'avant bras
gauche si le combattant porte une armure. Le diamètre de la targe est
d'au maximun de 40 centimètre de diamètre et est constitué exclusivement
de fer et non de bois.

Rondache: Une rondache est un [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
de forme circulaire et généralement de taille moyenne. Elle est
utilisée dans les combats rapprochés, ou corps à corps, comme moyen de
protection et d'intimidation. Elle est souvent associée à l'épée courte.
La rondache est petite, légère et sans encombre pour l'attaque, ce qui
lui donne toute sa qualité lors des combats. Sa forme ronde laisse libre
cours au mouvement de l'arme et dévie facilement les coups, et peut
facilement être utilisée pour repousser l'ennemi en corps à corps.

Elle fut souvent utilisée par les Sarrasins de Saladin (1137-1193)
contre les croisés, pendant les guerres saintes et par les Perses car
moins gênante pour l'utilisation de l'arc, surtout à cheval.


Écu: L'écu, du latin scutum, est un type de [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] et fait partie de l'équipement du chevalier en [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] pour faire la [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien].

Il diffère du [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien]
romain (qui était rectangulaire) par sa forme ogivale dans sa partie
inférieure, modification rendue nécessaire par l'utilisation à cheval de
ce type de bouclier.

Il a donné le nom [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien], du latin « scutarius », ce qui correspond à la personne qui portait l'écu du [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] au service duquel il se trouvait. Un écu a souvent un [Seuls les administrateurs ont le droit de voir ce lien] sur le devant démontrant l'apartenance à un royaume ou une famille.[/quote]

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Euzen
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MessageSujet: Re: Armes et Armures   Lun 12 Mar - 19:37

Citation d'Ewaele, repprit sur le domaine d'Aldraien

(Je présente toutes mes excuses au Capitaine Aleksei, et je le remercie du travail qu'il a effectué, mais une mise a jour se mettant en place, ce n'est plus sous sa signature qu'apparait son travail et son savoir... encore désolée)

L'épée a deux mains



Techniques essentielles

Pourquoi l'épée à 2 mains est elle la meilleure arme ?

Des mauvaises langues disent qu'elle a un style brutale et lent ! Mais sa technique repose tant sur sa puissance que sur son efficacité pratique : sa portée est plus longue et sa puissance à la tranche bien supérieure à l'épée simple ! L'utilisation des deux mains permet d'apporter outre la puissance des coups, beaucoup de subtilité dans son utilisation.


Il existe cinq positions primaires que les Mestres de l'Empire définissent comme suit...

La posture médiane de Kron (la couronne).

La garde haute d'Oberhut (du faucon).

La garde basse Alber dite garde du fou.

La garde arrière dite du serpent.

La garde pendante dite du bœuf.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]


Au-delà des cinq positions primaires, nos grands Mestres ont défini les 14 positions essentielles de l'épée à deux mains, à partir desquelles on peut lancer une attaque ou aller parer un coup.

Il existe ainsi un nombre infini de combinaison de coups de base, d'estocades, de parades, d'attaque de lame, d'entraves et de feintes !

Cette grande subtilité d'utilisation permet à l'épée longue d'être efficace contre tout type d'adversaires. Mais l'abandon du bouclier oblige au port d'une armure conséquente afin de protéger les parties vitales.

L'une des règles essentielles est de maîtriser sa posture au combat : n'être ni statique, ni raide, garder son équilibre et connaître sa rapidité de mouvement.

Il est clair qu'en échange de ses avantages, l'épée longue demande un entrainement plus complet et une grande maîtrise si l'on veut l'employer avec une totale efficacité.

[Seuls les administrateurs ont le droit de voir cette image]


La parade

Parer c'est " Dévier plutôt que bloquer " et " Eviter plutôt que dévier ".

En parant, il faut économiser son mouvement. La garde et la main ne bougent pas, seule la lame change de position. Mais l'inverse est aussi possible, la lame ne bouge pas et c'est la garde et la main qui se déplacent. Le combattant ne doit pas être trop tendu et l'épée doit rester souple.

Il existe 2 techniques de parade :
Soit l'on pare avec le plat de l'épée pour préserver le fil de la lame et ainsi absorber mieux le coup mais cela oblige à une torsion du poignet.
L'autre technique consiste à parer avec le tranchant de l'épée. Enfin pas tout à fait... Avec le " ricasso ", la partie non tranchante située juste au dessus de la garde. Cela permet de bloquer l'arme adverse avec la partie la plus solide de la lame, mais dans ce cas, les épées entrant en contact s'entaillent parfois fortement. C'est pourquoi, il faut bien prendre soin de son arme et connaître un bon forgeron qui pourra meuler la lame et y apporter l'entretien indispensable.

Techniques avancées

L'épée à deux mains permet d'appliquer au mieux les grands principes hérités de nos Mestres d'armes.

Dans l'Empire, un principe développé par le Grand Prêtre Fried-Ulric reste la base de tout combat : c'est ce qu'on nomme les Trois Merveilles ou " Drey Wunder "… Et pour les utiliser quotidiennement, je peux vous affirmer que ce sont vraiment des merveilles ! C'est la tranche à moyenne portée, l'estoc à longue distance et le " Schnitt ", un coup à courte portée destiné à entailler.

Les Grands Mestres d'Ulric distinguent également Quatre sortes de mouvements pendant lesquels les coups peuvent être portés :
- attaquer avant
- attaquer en même temps
- attaquer au milieu de l'attaque de l'adversaire
- attaquer après.
Cette dernière tactique permet de frapper l'adversaire pendant qu'il porte sa propre attaque en visant les parties qu'il rapproche et découvre.

Le grand Liechtenaun a défini les coups de maîtres. Cela consiste par exemple à heurter l'arme adverse avec sa propre lame pour l'écarter alors qu'il porte son coup de façon à s'ouvrir la voie vers lui. Néanmoins, Liechtenaun apprend qu'un bon guerrier recherche l'initiative et va à l'attaque. " Accepter passivement l'offensive adverse en se contentant de parer sans contre attaquer est une technique de combat inférieure qui ne peut mener qu'à la défaite ".

Un autre coup de maître est la technique de l'enroulement : il faut maintenir une pression constante sur la lame adverse de façon à entraver l'ennemi, la pression n'est relâchée qu'au moment de délivrer la touche. Se rapprocher de l'adversaire permet de le frapper avec la garde ou le pommeau ou de le bloquer avec la garde , voire de l'agripper pour le désarmer. Avec des gants, on saisit la lame d'une rapière très facilement.

Il existe aussi de nombreux coups où la main gauche est placée à la moitié de la lame (sur le Ricasso), ce qui permet de tenir fermement de la main droite l'épée très près de la garde. Cette technique est surtout utile contre les adversaires lourdement armurés.

Le manuscrit que voici est très précieux et m'a été confié par oncle Klaus. Il présente plusieurs techniques de lutte utilisée au corps à corps.

En haut à gauche : En profitant de la rotation donnée à l'adversaire avec la poussée au bras, se positionner derrière ses épaules en serrant l'épée avec ses deux mains sous sa gorge.

En haut à droite : C'est " la Rupture de la pointe à terre " qui consiste à forcer en maintenant le contact du fer, l'épée ennemie vers le bas.

En bas à gauche : Toujours avec " la Rupture de la pointe à terre ", porter la jambe gauche derrière la jambe droite de l'adversaire et en appuyant le bras gauche tendu à la hauteur de son cou, le pousser violemment par terre.

En bas à droite : Toujours à partir de " la Rupture de la pointe à terre ", bloquer le poignet droit de l'adversaire avec la main gauche et appuyer le pied droit sur la partie droite de la lame ennemie, en y appliquant tout le poids du corps. On peut après faire suivre n'importe quel coup d'épée.

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MessageSujet: Re: Armes et Armures   Lun 12 Mar - 19:38

Citation d'Ewaele, repprit sur le domaine d'Aldraien

Je ne reviendrais pas sur ce que le capitaine vous a appris. Je viendrais seulement transmettre mes connaissances, mon savoir, mes techniques... Je serais a votre disposition pour des démonstrations, des cours, et pourquoi pas quelques coups d'épées... amicaux bien sur

L'épée a deux mains



La tenue de l'arme

Comme son nom l'indique, l'épée à deux mains est généralement tenue avec les deux mains, mais aussi avec une seule. La manière de la tenir variera selon le type de coups portés à l'adversaire.
Avant de parler de la tenue de l'arme, il nous faut aborder les différentes parties de l'arme et de leurs utilités.
L'épée comprend : le pommeau, la fusée ou la poignée, la garde et ses quillons et la lame. L'extrémité de la lame est appelée la pointe.
La lame se divise en trois parties sensiblement égales.
Près de la garde, le premier tiers est appelé le fort. C'est avec cette partie que les parades sont réalisées.
A l'opposée, se trouve la partie appelée le faible avec laquelle sont les coups de taille sont donnés. Ici, il faut distinguer les coups réalisés avec le tranchant inférieur dénommé vrai tranchant, ou le tranchant supérieur dénommé le faux tranchant ou contre tranchant.
Enfin, le tiers du milieu appelle le moyen, il est utilisé pour les actions au fer.


1 La tenue pour les coups de taille

La main droite est placée sur la fusée près de la garde. Le pouce rejoint l'index de façon à former un anneau au tour de la poignée. La main gauche est placée sous la main droite, le pouce rejoignant l'index de la main gauche.

2 La tenue pour les coups de contre taille et pour les parades

Dans les coups de contre taille, il est parfois nécessaire de mettre le pouce de la main droite sur le plat de la lame. Ceci permet la présentation du contre tranchant et son utilisation.

En ce qui concerne les parades, la tenue de l'arme permet de résoudre la polémique entre la parade du plat et la parade du tranchant.

La parade doit être réalisée par l'opposition du pouce qui bio-mécaniquement est la seule position de la main qui donne de l'efficacité au mouvement.
Parer avec le tranchant entraîne une détérioration du fil de la lame ce qui nécessite que la parade soit réalisée avec le plat de la lame et avec son fort.

Ainsi, lors d'une parade, l'épée est tenue le pouce sur le plat de la lame. Au cas où le pouce ne serait pas sur le plat, c'est le tranchant qui se présente à la lame de l'adversaire....




3 La tenue pour les coups d'estoc

La position de la main gauche est modifiée, à savoir qu'elle empaume le pommeau de l'épée afin de donner plus d'autorité et de précision au coup de pointe




4 La tenue de l'arme à une main

Cette tenue reste très occasionnelle et sera utilisée pour permettre un saisissement de l'arme adverse ou un désarmement ou encore une technique de corps à corps. Afin d'offrir la meilleure résistance avec la lame, le pouce est appuyé sur la poignée en opposition au coup porté sur la lame par l'adversaire.




5 Autres particularités dans la tenue de l'arme

Dans les enveloppements ou afin d'éviter un désarmement par crochetage de la garde, il est parfois souhaitable de mettre l'index devant la garde.

Dans les parades, en mettant les pouces en opposition aux coups, l'efficacité de celle-ci et la sécurité sont augmentées.

Afin de faciliter le passage de l'épée dans les mouvements qui nécessitent le croisement des bras, il faut prendre l'habitude de maintenir l'épée dans les deux anneaux que forment le pouce et l'index, les autres doigts servant à orienter l'épée.

Se crisper en permanence sur la poignée de l'épée est très fatigant ; il faut au contraire relâcher les muscles et ne serrer la poignée qu'au moment d'une frappe ou d'un choc avec la lame adverse

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MessageSujet: Re: Armes et Armures   Lun 12 Mar - 19:40

Citation d'Ewaele, repprit sur le domaine d'Aldraien

Typologie des Directions




Un déplacement vers l'avant «en gagnant» ou «en marchant»,
Un déplacement sur le côté droit «à dextre»,
Un déplacement sur le côté gauche «à senestre»,
Un déplacement vers l'arrière «en cédant» ou «en rompant» .


Ainsi, le diagramme suivant définit une typologie des directions pour les déplacements:

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MessageSujet: Re: Armes et Armures   Lun 12 Mar - 19:41

Citation d'Ewaele, repprit sur le domaine d'Aldraien

Les déplacements


Les déplacements seront réalisés d'une manière fluide, sans à-coup brusque et dans le plus grand équilibre possible. L'équilibre, les changements de rythme et là-propos dépendent de la qualité des appuis.

Caractéristiques générales des déplacements

* seront exécutés les jambes fléchies.
seront de faible amplitude (environ la dimension d'un pied). Car cela autorise les changements de sens et une adaptation rapide à l'adversaire notamment dans les combats courtois. Plus le déplacement est grand, plus il est en déséquilibre et long en durée ce qui ne permet pas de réagir rapidement puisque, par réflexe, la recherche de l'équilibre a lieu en premier, l'action ne venant seulement après.
* respecteront l'écart initial entre les pieds (Cf position de garde).
Les pieds seront déplacés en rasant le sol, mais sans contact avec celui-ci. Dans les déplacements en site naturel, plus le terrain sera accidenté, plus les pieds devront être levés. Lors de la pause du pied avant, c'est le talon qui touche le sol en premier. Si dans un déplacement, la pointe du pied est posée en premier, le risque est grand de glisser, surtout si le sol est de l'herbe humide et que les semelles des chausses sont lisses.
Toute forme de pas glissés est à éviter. Par contre, tous les déplacements doivent être réalisés en rasant le sol sans le toucher.



La marche
La marche est réalisée par le déplacement du pied avant, la semelle 1 se plaçant en position 2, puis du pied arrière semelle 3 vient se placer en position 4. L'espace initial reste constant entre les pieds. Le pied arrière ne doit pas venir contre le talon du pied avant.




La marche par alternance

Ce déplacement est réalisé en passant le pied arrière (semelle 1) devant le pied avant jusqu'à la position de la semelle 2. Ce mouvement est réalisé avec un changement dans le placement du bassin qui est possible par le pivotement du pied avant, de la semelle 3 à la semelle 4.




La marche inversée

La marche inversée consiste à rapprocher le pied arrière ( semelle 1 ) contre le pied avant ( semelle 3 ), puis à déplacer le pied avant (semelle 3 ) jusqu'à la position de la semelle 4. Pendant ce déplacement, les jambes restent fléchies et le buste immobile. Cette marche est essentiellement tactique, elle a pour but de cacher le plus longtemps possible le déplacement à l'adversaire afin de loger son attaque.




La retraite

La retraite est réalisée par le déplacement arrière du pied arrière (semelle 1) jusqu'à la semelle 2, puis du pied avant (semelle 3) jusquà la semelle 4 sans que ce dernier ne se colle au précédent.
Dans la retraite, lors de la pause du pied avant, c'est le talon qui doit toucher le sol en premier.




La retraite par alternance

Ce déplacement est réalisé en passant le pied avant (semelle 1) derrière le pied arrière comme le montre la semelle 2 avec un changement de placement du bassin en prenant comme pivot le pied arrière de la semelle 3 à la semelle 4.




La retraite inversée

Cette retraite s'exécute en rapprochant le pied avant du pied arrière puis déplacer le pied arrière.
Cette action permet d'éviter une attaque à la jambe. Elle sera conjuguée avec une action de pointe vers la figure de l'adversaire sous forme d'un arrêt.




La Passe-avant

La passe-avant est réalisée par le déplacement avant du pied arrière qui se place devant le pied avant, puis du pied avant qui reprend sa place devant le pied arrière afin de retrouver la garde de départ.




La Passe-arrière

La passe arrière est réalisée par le déplacement arrière du pied avant qui se place derrière le pied arrière, puis du pied arrière qui reprend sa place derrière le pied avant afin de retrouver la garde de départ.




La volte d'un quart de tour

Cette volte se réalise depuis la garde de la couronne. Placer le pied gauche derrière le pied droit ( semelle 1 en 2 ) et pivoter sur la plante du pied gauche (de 2 à 3).
Ceci entraîne un changement de garde, le pied allant se placer sur la semelle 5. Le mouvement global a permis en déplacement dun quart de tour vers la droite.
Pour faciliter l'apprentissage de la volte au départ, prendre appui sur le bras ou l'arme adverse comme après avoir paré dans la ligne de quarte ou de prime.




La demie fente avant ou latérale

En escrime médiévale, la fente n'a pas l'envergure d'une fente d'escrime d'estoc ; il lui est préféré la demi-fente. La raison ne semble pas être la méconnaissance du mouvement, mais son inutilité. En effet, les actions sont plutôt des coups de taille donc la puissance des jambes n'est pas utilisée comme dans une escrime destoc où les coups ne sont portés qu'avec les jambes.
Par ailleurs, l'élévation du centre de gravité par le moment d'inertie de l'arme et par le poids de l'amure augmente le risque de déséquilibre dans un mouvement telle que la fente.
La demie-fente est un mouvement légèrement plus grand que la marche, mais avec un déséquilibre moins important que dans la fente.

Ce dernier déplacement consiste depuis la position de garde à porter vivement la jambe en avant ou sur le coté seule la jambe avant se déplace, le pied arrière restant à plat au sol et en pliant la jambe avant.

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